dermato-info.fr, le site d'information de la société française de dermatologie

  • L'Actualité

    LA GALE SÉVERE (gale profuse et gale hyperkératosique)

    Essai thérapeutique ivermectine 200µg/kg versus 400 µg/kg dans la gale sévère.

    La gale est une maladie infectieuse dont il existe des formes sévères (gale profuse et gale hyperkératosique) avec un risque de contagiosité majeur. Il n’existe pas à ce jour de traitement validé pour ces formes sévères qui peuvent entraîner des épidémies, parfois de longue durée, et des hospitalisations prolongées chez les patients atteints. La perméthrine à 5% en crème et l’ivermectine orale sont des traitements anti parasitaires utilisés dans le traitement de la gale commune.

    Cependant, le schéma thérapeutique (dose, nombre de prises) dans les formes sévères n’est pas validé, est long, difficile et parfois associé à des échecs.

    Nous avons mis en place une étude qui vise à comparer l’association de la perméthrine à 5% en association avec deux doses d’ivermectine dans les formes de gale sévère (soit la dose classique 200 µg/kg soit une double dose 400 µg/kg*). Cette étude se déroule dans 44 centres en France et projette d’inclure 130 patients.

    Les patients inclus sont des patients adultes qui présentent une forme sévère de gale, diagnostiquée à l’examen clinique et par un examen (dermoscopie ou prélèvement parasitologique). Les patients peuvent être traités chez eux ou être hospitalisés en fonction de leur état clinique. Les traitements (perméthrine et ivermectine) sont administrés trois fois à 7 jours d’intervalle.

    Cette étude est financée par le PHRC national ; son objectif est de définir un traitement efficace dans les gales sévères et ainsi de réduire les risques d’épidémies et de morbi-mortalité.

    Plus vite l’essai sera terminé, plus vite nous saurons si un nouveau traitement de la gale sévère sera possible et utilisable chez tous les patients en France et dans le monde. Nous avons besoin du concours de chacun, médecins, soignants, patients.

    *dose de 400 µg/kg d’ivermectine déjà utilisée dans un essai thérapeutique chez des enfants atteints de pédiculose du cuir chevelu résistante (publié en 2010 dans le New England Journal of Medicine) [Chosidow O, Giraudeau B, Cottrell J, et al. Oral ivermectin versus malathion lotion for difficult-totreat head lice.N Engl J Med. 2010;362:896-905].

    Inscription à l'étude

    PASCAL JOLY, PRÉSIDENT DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DE DERMATOLOGIE, SOUTIENT SOUS L'ÉCORCE !

    La SFD soutient "Sous l'écorce" un film d’Ève-Chems de Brouwer. Il ne reste plus que 7 jours avant la fin de la collecte sur KissKissBankBank (soutenir ici) avant de pouvoir terminer le film et plus que 2 500 € à rassembler.
    Pascal Joly, président de la SFD "Au cœur de Sous l’écorce, il y a Garance, jeune fille de vingt ans atteinte de la pelade, pathologie méconnue touchant près de 2% de la population et qui provoque une perte de cheveux soudaine et rapide. Amputée d’une part de sa féminité, Garance se sent prisonnière d’un corps qu’elle n’assume plus."

    Voir la vidéo

    Risque de méningiome dans le traitement de l'acné par Acétate de cyprotérone

    Les résultats d'une étude d'impact récente de pharmacologie (250.000 patientes traitées suivies) ont mis en évidence que le risque de méningiome - tumeur des enveloppes du cerveau et de la moelle épinière - augmente en fonction de la durée d'utilisation, de la quantité administrée et de l'âge de la patiente. En dermatologie ce traitement est notamment utilisé pour combattre l'acné.


    …/…

    Lire le communiqué

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Le dépistage des cancers de la peau, un enjeu de santé publique non mercantile

    En savoir+

    Hidradénite suppurée, donnez de votre temps pour la recherche !

    Il existe souvent un retard de diagnostic de 8 ans en moyenne après les premiers signes.

    En savoir +

    ASSOCIATION FRANÇAISE DE L’ECZÉMA

    logo afeczéma Ne manquez pas la journée de l'eczéma, inscrivez-vous ! C'est le 09 juin 2018 à Paris, Bordeaux et Lyon !

    En savoir+

    TRIBUNE

    Pr Pascal JOLY, Président de la SFD
    Réputé l'un des meilleurs du monde, le système de santé français repose sur un principe majeur: l'égalité d'accès aux soins pour tous les citoyens. Cette volonté affichée pourrait se révéler difficile à mettre en pratique en raison du décalage entre le coût des avancées thérapeutiques issues d'une recherche innovante et les ressources allouées pour la prise en charge des patients concernés. Les malades sont-ils confrontés à une perte de chance conipte tenu d'un accès retardé à certaines innovations thérapeutiques en France par rapport à d'autres pays européens ?
    …/…

    Lire la suite

    OBLIGATION VACCINALE

    Les onze vaccins de l’enfant qui deviendront obligatoires le 1er janvier 2018 sont indispensables :
    ils ne sont pas nouveaux. Dans le calendrier vaccinal en vigueur auparavant, trois étaient déjà obligatoires et huit fortement recommandés . 70 à 90 % des enfants étaient déjà vaccinés, mais c’est insuffisant. Une proportion, certes minoritaire, des enfants n’est pas protégée et met aussi en danger les autres, en particulier dans les collectivités. La plupart de ces vaccins protègent également de façon indirecte les sujets fragiles, les malades, les sujets âgés et les nourrissons trop petits pour avoir déjà reçu leurs propres vaccins. C’est parce que la vaccination est insuffisante que la France fait aujourd’hui partie des 6 derniers pays d’Europe à voir encore la rougeole circuler sur son territoire.

    …/…

    Lire la suite

    VRAI FAUX URTICAIRE CHRONIQUE

    Connaissez-vous le vrai/faux des propositions suivantes ?! :
    - elle est allergique
    - elle dure toute la vie
    - elle expose au risque de choc ou d’asphyxie
    - elle nécessite un régime alimentaire
    - la cortisone est utile dans son traitement
    - elle est due au stress
    - certains médicaments peuvent l'aggraver

    Télécharger les réponses

    Protection solaire :
    Note d'information aux patients sur les photoprotecteurs externes chez l'enfant
    MISE AU POINT

    La Société Française de Dermatologie (SFD) et la Société Française de Photodermatologie, Groupe thématique de la SFD ont pris connaissance de l’article paru dans la revue QUE CHOISIR (juillet/août 2016) le mardi 5 juillet sur « les crèmes solaires pour enfants ».

    Lire le communiqué

    Lasers & naevus :
    DES PRÉCAUTIONS À PRENDRE !

    La SFD vous invite à consulter sa note d'information sur certains actes esthétiques, notamment les actes lasers vis-à-vis d'éventuels nӕvus (grains de beauté).

    Communiqué en PDF

    AUGMENTATION ALARMANTE DES ALLERGIES AUX CONSERVATEURS

    Crèmes, shampooing, liquide vaisselle…
    Les dermatologues s’alarment de la hausse des cas d’allergie aux conservateurs présents dans les produits du quotidien. Les bébés sont les plus touchés.

    [Fréquence Médicale,
    www.frequencemedicale.com/]

    ECOUTER

    L'ALLERGIE À L'IODE N'EXISTE PAS

    Nous mangeons du sel iodé tous les jours et nous n’avons aucune réaction allergique.
    Plusieurs produits contenant de l’iode peuvent induire une allergie. Pour autant, cette allergie n’est pas dûe à l’iode !
    - Vous avez fait une réaction allergique à un produit de contraste iodé (PCI) radiologique (scanner): cette allergie n’est pas dûe à l’iode mais à une autre molécule chimique du PCI.
    - Vous avez fait une réaction allergique à un antiseptique iodé : cette allergie n’est pas dûe à l’iode mais à une autre molécule chimique appelée povidone.
    - Vous avez fait une réaction allergique à des poissons ou à des fruits de mer : cette allergie n’est pas dûe à l’iode mais aux protéines de ces animaux.

    [Fabien PELLETIER, François AUBIN, Martine VIGAN, Service de Dermatologie, CHU de Besançon]

    En savoir +

    VARICELLES : RECOMMANDATIONS

    Mettez-vous à jour ! Voici les dernières recommandations à propos des soins locaux en cas de varicelle.

    [Eve PUZENAT, François AUBIN. Service de Dermatologie, CHU de Besançon]

    J'APPRENDS

    NUTRIVIGILANCE & DERMATOLOGIE

    Vous avez constaté un effet secondaire dermatologique suite à la prise d'un produit alimentaire concerné par la nutrivigilance ? Télédéclarez sur le site de l'ANSES.

    DÉCLARER UN EFFET SECONDAIRE

    COMPRENDRE LES LYMPHOMES CUTANÉS

    Le Groupe Français d'Étude des Lymphomes Cutanés s'associe à l’association de patients France Lymphome Espoir et publie un guide d'information très complet sur le sujet des lymphomes cutanés ; plus d'infos sur gfelc.org/patientinfo !

    TÉLÉCHARGER LE GUIDE INFO

  • Allô docteur ?!

    Toutes les questions

  • Logo GEMUB

    Le Groupe d'Étude de la Muqueuse Buccale a réalisé des fiches information :

    Dermato-vidéo

    Expo Eczéma : vivre dans la bulle des patients

    Expo Eczéma : vivre dans la bulle des patients



    Microtrottoir sur les idées reçues sur la peau

    Microtrottoir sur les idées reçues sur la peau



    Patients cosmétophobes : quelles réponses rationnelles peuvent donner les dermatologues ?

    Patients cosmétophobes : quelles réponses rationnelles peuvent donner les dermatologues ?



    La dermatologie du futur : télédermatologie et intelligence artificielle

    La dermatologie du futur : télédermatologie et intelligence artificielle



    Technologies émergentes et nouvelles indications des lasers et techniques apparentées

    Technologies émergentes et nouvelles indications des lasers et techniques apparentées



    Les demandes d’effacement des cicatrices en pratique dermatologique

    Les demandes d’effacement des cicatrices en pratique dermatologique



    Mélanome : l’indispensable à connaître pour un dermatologue non oncologue

    Mélanome : l’indispensable à connaître pour un dermatologue non oncologue



    Dermatite atopique de l’adulte : nouveaux concepts, nouveaux traitements

    Dermatite atopique de l’adulte : nouveaux concepts, nouveaux traitements



    Le psoriasis en 2018 : point sur les innovations thérapeutiques

    Le psoriasis en 2018 : point sur les innovations thérapeutiques



    Toutes les vidéos

  • À la une

  • Communiqué de presse

    Maladie de Lyme :
    24 sociétés savantes se mobilisent pour protéger les patients

    Douleurs chroniques, fatigue persistante, troubles de l’humeur, épuisement professionnel… ces symptômes peuvent être associés à de nombreuses autres maladies que la maladie de Lyme. Face à une errance diagnostique et à la souffrance des patients, et face à des recommandations de la HAS insuffisamment explicites, 24 sociétés savantes réclament aux tutelles de Santé une clarification de leur position, dans l’intérêt des patients.

    Comprendre les enjeux de la polémique à propos de la maladie de Lyme

    Ces dernières semaines, la polémique portant sur la prise en charge des patients qui craignent d’être atteints de la maladie de Lyme s’est intensifiée. La publication des recommandations des 24 sociétés savantes représentant les spécialités médicales les plus concernées, puis l’annonce par le Directeur Général de la Santé le 3 Juillet des 5 centres de référence de prise en charge des maladies vectorielles à tiques sélectionnés par les autorités de tutelle, semblent avoir durci les positions.

    Pourtant, la sélection de ces 5 centres de référence (sur 10 centres candidats) aurait dû apaiser la situation, ces centres ayant été choisis pour leur qualité scientifique et leur expertise pour mener des projets de recherche, leur capacité à travailler de manière pluridisciplinaire et leur volonté de s’inscrire dans une démarche de démocratie sanitaire.

    Une situation ayant des conséquences sur la prise en charge des malades

    Cette situation est aujourd’hui malheureusement source de confusion pour les patients et les praticiens car, si de nombreux patients craignant d’être atteints de maladie de Lyme souffrent de symptômes chroniques pénibles, parfois invalidants (douleurs, fatigue, troubles de l’humeur ou de la concentration, épuisement professionnel), ceux-ci sont peu spécifiques et peuvent être associés à de nombreuses maladies.

    Face à cette situation, une approche médicale responsable et bienveillante consiste à essayer de comprendre l’origine de ces symptômes par le recueil de leurs circonstances d’apparition et de leur histoire, de la démarche diagnostique effectuée (tests, bilans…), des traitements antérieurs et de leur efficacité. A l’issue de cette évaluation, le diagnostic retenu sera différent de la maladie de Lyme dans la grande majorité des cas. Pour les patients qui craignent d’avoir la maladie de Lyme et pour qui le diagnostic est écarté, cette démarche médicale est doublement profitable :

    • • elle permet de les réorienter vers une prise en charge adaptée à leur maladie ;
    • • elle leur évite la répétition d’antibiothérapies multiples et prolongées ou d’autres approches thérapeutiques non scientifiquement validées, pendant des mois voire des années, dont les études ont montré qu’elles n’ont aucun intérêt pour soulager les patients, et qu’elles sont associées à des complications potentiellement très graves. La Fédération Française contre les Maladies Vectorielles à Tiques (FFMVT), opposée à cette démarche médicale, ne représente qu’une minorité de médecins (moins de 100, pour environ 300 000 médecins en exercice en France), mais tente de s’imposer comme unique défenseur des patients.

    Le manifeste des 24 sociétés savantes :

    1. • C’est pour défendre les patients que nous avons refusé de cautionner les recommandations publiées par la Haute Autorité de Santé (HAS), dont le manque de clarté induit des interprétations diverses et laisse la porte grande ouverte à des pratiques délétères. Un an après leur publication, ceci n’est pas un procès d’intention, mais un constat quotidien.
    2. • C’est pour défendre les patients et améliorer leur prise en charge que nous avons développé, au cours des dernières années, des structures et des parcours patients permettant une prise en charge collaborative pour ceux qui craignent d’être atteints d’une forme chronique de la maladie de Lyme.
    3. • C’est pour défendre les patients et éviter que certains praticiens peu scrupuleux les laissent croire à un diagnostic erroné que nous demandons qu’il soit interdit de proposer des tests et des traitements non validés, qui engagent les patients dans des dépenses inutiles et contre productives.
    4. • C’est pour défendre les patients et répondre à une demande du Directeur Général de la Santé que nous avons rédigé de nouvelles recommandations, consensuelles au sein des disciplines médicales, claires, qui s’appuient sur les données de la science.

    Les 24 sociétés scientifiques ci-dessous se mobilisent aujourd’hui dans l’intérêt des patients. Nous demandons à nos tutelles une clarification de leur position pour nous aider à protéger les patients.

    Collège National des Généralistes Enseignants (CNGE), Collège de la Médecine Générale (CMG), Société Française de Dermatologie (SFD), Société Française de Rhumatologie (SFR), Fédération Française de Neurologie (FFN), Société Française de Neurologie (SFN), Société Nationale Française de Médecine Interne (SNFMI), Société Française de Microbiologie (SFM), Collège National des Professionnels en Psychiatrie - Collège National pour la Qualité des Soins en Psychiatrie (CNPP-CNQSP), Association Française de Psychiatrie Biologique et de Neuropsychopharmacologie (AFPBN), Société de Psychologie Médicale et de Psychiatrie de Liaison de Langue Française (SPMPLLF), Société Française de Médecine du Travail (SFMT), Société Française de Cardiologie (SFC), Société Française de Pédiatrie (SFP), Groupe de Pathologies Infectieuses Pédiatriques (GPIP), Société Française de Rhumatologie et Médecine Interne Pédiatrique (SOFREMIP), Société Française d’Ophtalmologie (SFO), Société Française de Mycologie Médicale (SFMM), Société Française de parasitologie (SFP), Centre National de Référence des Borrelia, Collège des universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales (CMIT), Conseil National Professionnel des Maladies Infectieuses et Tropicales (CNP MIT), Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF), Société Française d’Etude et de Traitement de la Douleur (SFETD), Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF).

    télécharger le communiqué