Les traitements

Se protéger du soleil : mesure indispensable mais devant rester compatible avec une vie normale

Quelle que soit la forme, la protection solaire est indispensable. 

  • La protection vestimentaire et comportementale : éviter le soleil entre 11 h et 16 h, porter des vêtements couvrants, un chapeau à larges bords et des lunettes de soleil. 
  • La crème solaire : Elle doit avoir un indice de protection élevé contre les UVB (FPS/SPF 50+) et protéger aussi contre les UVA. Une application régulière (toutes les 2 heures) et en quantité suffisante est essentielle. 

    Attention : les UV traversent les nuages et se reflètent sur la neige et l'eau. Il est donc important de se protéger des UV, même par temps nuageux, et d’être particulièrement vigilant lors des activités nautiques ou en montagne, même lorsque la sensation de chaleur est moins importante.

La protection solaire

Les traitements à appliquer directement sur la peau 

Les crèmes ou pommades à base de corticoïdes (dermocorticoïdes) sont efficaces et parfois suffisantes pour traiter une poussée. Elles doivent toutefois être utilisées en cures courtes car une utilisation prolongée peut entraîner un amincissement la peau, notamment sur certaines zones sensibles tel que le visage, ainsi que des lésions d'acné ou de rosacée cortico-induite.

Les dermocorticoïdes

Les inhibiteurs de la calcineurine en application locale comme le tacrolimus peuvent aussi être prescrites, bien qu'elles n'aient pas d'autorisation de mise sur le marché spécifiquement dans cette indication (hors AMM).

Les inhibiteurs de la calcineurine

Les traitements par voie générale

Le traitement de référence est représenté par les antipaludéens de synthèse (APS), principalement l'hydroxychloroquine et, plus rarement, la chloroquine. 

Initialement développées contre le paludisme, ces molécules ont un effet anti-inflammatoire et immunomodulateur. 

Elles sont très efficaces, mais leur effet ne se juge qu'après environ 3 mois de traitement. 

L’ hydroxychloroquine réduit le risque de poussées et aussi d'évolution vers un lupus systémique, et est globalement bien toléré. 

Le traitement demande une surveillance ophtalmologique, avec un bilan à réaliser avant ou au début du traitement, puis annuellement à partir de cinq ans de prise. Il est important de souligner que l’atteinte ophtalmologique est rare, et que les tests ophtalmologiques dépistent des anomalies bien avant qu’une baisse de la vision puisse s’installer. 

Son efficacité est en revanche réduite chez les patients fumeurs : l'arrêt du tabac est donc fortement recommandé.

L'ydroxychloroquine

En cas d'efficacité insuffisante, d'autres médicaments peuvent être proposés en deuxième intention, selon la sévérité et le sous-type de lupus. 

En cas de lupus cutané isolé (sans lupus systémique) : Le méthotrexate, le thalidomide et son dérivé le lénalidomide, ou encore le mycophénolate mofétil sont parfois prescrits, bien que n'ayant pas d'autorisation de mise sur le marché (AMM) spécifiquement pour le traitement du lupus. 

La dapsone, elle, dispose d'une AMM dans le lupus bulleux, une forme rare où elle est le traitement de première intention. 

La corticothérapie générale, en revanche, est mal adaptée à un usage prolongé et donc plutôt évitée dans les formes purement cutanées.

En cas de lupus cutané associés à un lupus systémiques : des médicaments plus récents, les biothérapies, ciblant de façon plus précise les mécanismes de la maladie, existent aussi (belimumab, anifrolumab). 

La surveillance

Quelle que soit la forme de lupus, une surveillance régulière est toujours mise en place. 

Les examens demandés et leur fréquence varient selon le type de lupus, les traitements utilisés, l’évolution des lésions de la peau et l’éventuelle atteinte d’autres organes.