1. La varicelle et le zona, à quoi ça ressemble ?
La varicelle :
Classiquement, les premiers signes sont généralement discrets :
- Fièvre modérée
- Mal de tête
- Puis apparaissent les premières lésions : de petites taches rosées qui démangent, rapidement surmontées d’une petite cloque (vésicule) remplie d’un liquide clair. On décrit parfois cet aspect comme une “goutte de rosée”.
Dans les 24 heures, le liquide de la vésicule devient plus trouble, puis, en 2 à 3 jours, la cloque s’affaisse au centre : on parle alors d’ombilication.
Ensuite, une croûte se forme et tombe généralement en une semaine.
L'éruption débute généralement par le tronc, au cuir chevelu puis s'étend au visage et aux membres.
Les muqueuses (bouche et organes génitaux) peuvent aussi être touchées, avec de petites lésions ressemblant à des aphtes.
Les lésions sont souvent nombreuses et de stades différents, car l’éruption apparaît en plusieurs poussées successives.
La guérison survient en général en une douzaine de jours, parfois avec de petites cicatrices.
Après l’infection, le virus reste présent dans l’organisme, “endormi” dans un nerf. Il peut se réactiver plus tard en cas de baisse des défenses immunitaires, provoquant alors un zona.
Le zona :
Le zona est une éruption cutanée semblable à celle de la varicelle, mais qui reste limitée à une zone précise de la peau, contrairement à la varicelle qui touche progressivement tout le corps.
Il se manifeste souvent par une douleur ou une sensation de brûlure, puis par l’apparition de petites plaques rosées, suivies de petites cloques remplies de liquide (les vésicules).
Le zona touche généralement une zone bien délimitée, d’un seul côté du corps, le plus souvent au niveau du thorax ou de la taille, donnant un aspect typique en «demi-ceinture».
Plus rarement, il peut atteindre le visage, notamment dans le cas du zona ophtalmique, où les lésions peuvent toucher le front, les paupières, le nez et le cuir chevelu.
L’épisode aigu dure en moyenne une dizaine de jours.
La particularité du zona est la possibilité de douleurs qui persistent après la disparition des lésions cutanées : on parle alors de névralgies post-zostériennes.