info Résumé
La varicelle est une maladie très contagieuse due au virus VZV (Varicelle-Zona Virus).
Elle est considérée comme une maladie éruptive bénigne dans la majorité des cas, mais elle peut être responsable de complications graves. Elle est particulièrement dangereuse pour la femme enceinte, le nouveau-né et l'immunodéprimé.
Cette maladie est très prurigineuse, pouvant provoquer une surinfection et des cicatrices.
La vaccination n'est pas au calendrier obligatoire en France mais proposée à des situations particulières.
Le zona est une réactivation du virus de la varicelle, qui reste dormant dans les nerfs après l’infection.
Il provoque une éruption douloureuse avec des vésicules (cloques) sur une zone limitée du corps, toujours d’un seul côté.
Les symptômes durent en général une dizaine de jours.
Chez certaines personnes, la douleur peut persister après la disparition des lésions : ce sont les douleurs post-zona.
Un traitement antiviral peut être prescrit s’il est commencé dans les 72 heures après le début de l’éruption dans certaines situations.
1. La varicelle et le zona, à quoi ça ressemble ?
La varicelle :
Classiquement, les premiers signes sont généralement discrets :
- Fièvre modérée
- Mal de tête
- Puis apparaissent les premières lésions : de petites taches rosées qui démangent, rapidement surmontées d’une petite cloque (vésicule) remplie d’un liquide clair. On décrit parfois cet aspect comme une “goutte de rosée”.
Dans les 24 heures, le liquide de la vésicule devient plus trouble, puis, en 2 à 3 jours, la cloque s’affaisse au centre : on parle alors d’ombilication.
Ensuite, une croûte se forme et tombe généralement en une semaine.
L'éruption débute généralement par le tronc, au cuir chevelu puis s'étend au visage et aux membres.
Les muqueuses (bouche et organes génitaux) peuvent aussi être touchées, avec de petites lésions ressemblant à des aphtes.
Les lésions sont souvent nombreuses et de stades différents, car l’éruption apparaît en plusieurs poussées successives.
La guérison survient en général en une douzaine de jours, parfois avec de petites cicatrices.
Après l’infection, le virus reste présent dans l’organisme, “endormi” dans un nerf. Il peut se réactiver plus tard en cas de baisse des défenses immunitaires, provoquant alors un zona.
Le zona :
Le zona est une éruption cutanée semblable à celle de la varicelle, mais qui reste limitée à une zone précise de la peau, contrairement à la varicelle qui touche progressivement tout le corps.
Il se manifeste souvent par une douleur ou une sensation de brûlure, puis par l’apparition de petites plaques rosées, suivies de petites cloques remplies de liquide (les vésicules).
Le zona touche généralement une zone bien délimitée, d’un seul côté du corps, le plus souvent au niveau du thorax ou de la taille, donnant un aspect typique en «demi-ceinture».
Plus rarement, il peut atteindre le visage, notamment dans le cas du zona ophtalmique, où les lésions peuvent toucher le front, les paupières, le nez et le cuir chevelu.
L’épisode aigu dure en moyenne une dizaine de jours.
La particularité du zona est la possibilité de douleurs qui persistent après la disparition des lésions cutanées : on parle alors de névralgies post-zostériennes.
2. Cause et contagiosité
Le virus de la varicelle et du zona (VZV) C'est un virus à ADN de la famille des herpes viridae.
La varicelle correspond à l’éruption qui survient lors du premier contact avec le virus VZV. Le zona correspond à sa réactivation plus tard dans la vie, lorsque le virus, resté endormi dans l’organisme au niveau d’un ganglion nerveux, se réveille.
Pour la varicelle :
Le temps entre la contamination et les premières manifestations de la maladie est de 14 jours. La maladie est plus fréquente à la fin de l'hiver et au printemps.
La transmission se fait surtout par voie aérienne. Le virus pénètre dans l'organisme par la bouche, le nez, les yeux quand on inhale les gouttelettes émises par une personne malade qui tousse ou éternue.
La contagiosité, c’est-à-dire la période pendant laquelle une personne malade peut transmettre le virus à d’autres personnes, est maximale 2 jours avant et 6 jours après le début de l'éruption.
La maladie n'est plus contagieuse quand il n'y a plus de vésicule et les croûtes ne sont pas contagieuses.
Pour le Zona : Après une infection par la varicelle le plus souvent dans l'enfance, le virus peut rester « en sommeil » dans certains ganglions nerveux. Sous l'effet de l'âge, de la fatigue, d'une maladie ou sans raison apparente, il peut se réactiver sous la forme d'un zona.
Une personne ayant un zona peut transmettre la varicelle à quelqu’un qui ne l’a jamais eue par contact direct avec les vésicules.
Tant que les vésicules ne sont pas sèches, il faut éviter le contact rapproché avec les femmes enceintes non immunisées, les nourrissons et les personnes immunodéprimées.
3. Qui est concerné ?
La Varicelle
- La varicelle touche essentiellement l'enfant. Elle est exceptionnelle avant l'âge de 6 mois car le nourrisson est protégé par les anticorps maternels (si la mère a déjà eu la varicelle).
- Chez l'adulte : La varicelle est généralement profuse même chez un sujet ayant une bonne immunité.
- Chez une personne immunodéprimée (greffe, infection par le VIH, chimiothérapie…), la varicelle peut être beaucoup plus sévère. Elle peut provoquer des formes graves, avec des lésions qui deviennent plus foncés (parfois noirâtres), pouvant saigner et entraîner la destruction de certaines zones de peau (nécrose). Elle peut aussi s’accompagner d’atteintes d’autres organes.
- Chez un patient atteint de dermatite atopique : Les boutons peuvent apparaître directement sur les plaques d’eczéma, ce qui peut rendre le diagnostic plus difficile. Dans certains cas rares, cela peut engendrer une forme grave appelée syndrome de Kaposi-Juliusberg, où le virus se propage largement sur la peau. Cette situation nécessite généralement une hospitalisation.
- De plus, chez les personnes ayant de l’eczéma, une surinfection bactérienne des lésions (infection secondaire) est plus fréquente.
- Chez la femme enceinte :
- Si elle survient avant la 20ème semaine d'aménorrhée, il existe un risque rare (2% des varicelles maternelles) de malformations osseuses, oculaires et neurologiques. On parle de varicelle congénitale. L'enfant peut naître avec des cicatrices ou des bulles. Une surveillance échographique obstétricale accrue est alors proposée.
- Si elle est contractée entre la 21ème et la 38ème semaine, la varicelle semble sans gravité pour l'enfant. Cependant, l'enfant peut faire un zona dans les mois ou années qui suivent sa naissance, sans avoir cette notion de varicelle.
- En revanche, le risque est de nouveau augmenté si la mère contracte la varicelle 8 jours avant accouchement et jusqu'à 2 jours après l'accouchement. L'enfant fera alors une varicelle néonatale (dès la naissance) qui peut être gravissime : 20% à 30% de décès par choc septique et atteinte multiviscérale, car il n'aura aucune protection immunitaire.
A noter : Chez une majorité d'adultes déclarant n'avoir jamais eu la varicelle, on trouve des anticorps dans le sang. Ils ont probablement eu une varicelle peu importante, mais laissant malgré tout des anticorps suffisants pour se défendre contre la maladie.
Le Zona
Le Zona atteint lui préférentiellement l'adulte de plus de 50 ans.
Plus l'âge avance, plus le zona est fréquent et sévère. Il peut également survenir chez les personnes immunodéprimées (cancer, VIH, traitements immunosuppresseurs) et dans de rares cas chez la petite enfance en cas d'infection acquise pendant la vie fœtale.
Les complications
En cas de varicelle :
- La surinfection cutanée (3 à 5% des cas) des lésions de varicelle, le plus souvent à staphylocoque doré et parfois à streptocoque A, peuvent être à l'origine d'infections plus graves (érysipèle, fasciite nécrosante, purpura fulminans, choc septique). On doit les suspecter devant l'apparition d'une fièvre élevée.
- Les cicatrices peuvent persister d'autant que la lésion a été grattée et s'est surinfectée. Elle peut être pigmentée ou au contraire dépigmentée, en creux ou en relief. Il ne faut surtout pas les exposer au soleil, notamment pour éviter la pigmentation.
- Une atteinte pulmonaire est possible dès la première semaine. Elle se manifeste par une toux, un essoufflement et peut s'aggraver jusqu'à une hémoptysie (crachat avec du sang) et une détresse respiratoire. Cette pneumopathie varicelleuse est assez fréquente chez l'adulte et très grave chez le nourrisson. Le risque et la gravité sont majorés en cas de tabagisme. Il y a un risque de mortalité de 30% des cas.
- Les manifestations neurologiques peuvent être liées soit à la fièvre (convulsions), soit à l'atteinte cérébrale directe laissant généralement de lourdes séquelles. Il existe une forme particulière favorisée par la prise d'aspirine appelée le syndrome de Reye. Il associe une atteinte cérébrale mortelle dans 80% des cas et une atteinte hépatique. C'est pourquoi la prise d'aspirine est contre indiquée en cas de varicelle. D'autres organes peuvent être atteints, surtout chez le sujet immunodéprimé.
info Il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé en cas de varicelle :
Si la personne malade, ou ayant été en contact direct avec un malade, présente un risque de forme sévère (nourrisson de moins de 6 mois, adulte n’ayant jamais eu la varicelle, personne immunodéprimée, femme enceinte non immunisée).
Si un bouton devient très douloureux ou se transforme de façon inhabituelle.
En cas de toux importante, surtout chez l’adulte ou le nourrisson.
En cas de symptômes neurologiques (troubles de l’équilibre, confusion, raideur de la nuque, maux de tête intenses, somnolence inhabituelle…).
En cas de Zona :
Les principales complications du zona incluent :
- Les douleurs post-zona aussi appelées douleurs névralgiques post-zostériennes : Chez certaines personnes, la douleur peut persister plusieurs semaines ou mois après la disparition des boutons. Elles sont liées à une irritation des nerfs. Elles concernent un quart des personnes de plus de 75 ans atteintes de zona. Ces douleurs peuvent être difficilement supportables et gêner la vie quotidienne pendant une période plus ou moins longue (de quelques jours à plusieurs mois).
- Le zona ophtalmique présente un risque de 12% de complications avec un risque de perte d'acuité visuelle et de cécité. Le zona ophtalmique doit être évoqué devant des douleurs unilatérales du front, du cuir chevelu, de la paupière ou du nez, suivies d’une éruption évocatrice avec des vésicules sur le même territoire. Toute rougeur oculaire, photophobie, baisse de vision ou douleur oculaire doit faire craindre une complication (kératite, uvéite) et justifie une prise en charge médicale rapide, idéalement avec orientation ophtalmologique.
- Chez l'immunodéprimé, le zona peut être extensif, nécrotique, parfois disséminé avec virémie.
4. Quels examens ?
Le diagnostic est le plus souvent fait simplement en examinant la peau : aucun examen n’est nécessaire dans la majorité des cas.
En cas de doute, notamment chez certaines personnes à risque, un test peut être réalisé pour confirmer la présence du virus au sein d’une lésion (test PCR).
La prise de sang (sérologie) est en général peu utile pour diagnostiquer la varicelle, car elle devient positive seulement après plusieurs jours. En revanche, elle peut être faite avant certains traitements ou pendant une grossesse pour vérifier si la personne est déjà protégée contre le virus (si elle est immunisée).
Une radiographie des poumons peut être demandée si la varicelle s’accompagne d’une toux importante.
5. Les traitements de la varicelle
Soins locaux
- Ne pas appliquer de produits sur la peau (talc, crème, pommade ou gel), en particulier ceux contenant des antibiotiques, antiviraux, anti-démangeaisons ou anesthésiants. Ces produits peuvent favoriser une infection des lésions en formant une couche occlusive sur la peau et peuvent aussi masquer les signes d’une surinfection.
- Prendre une douche une à deux fois par jour, avec de l’eau tiède et un produit lavant doux (type surgras, syndet ou huile lavante). Le lavage à l'eau et au savon est en effet préféré aux antiseptiques pour nettoyer les lésions (recommandions ANSM).
- Éviter les bains.
Les crèmes cicatrisantes contenant du sulfate de cuivre et sulfate de zinc peuvent aider à limiter la formation de croûtes, ce qui peut réduire le risque de cicatrices et d’infection.
Couper les ongles courts pour limiter le grattage (et éventuellement mettre des gants chez les jeunes enfants).
Traitements généraux
- Seul le paracétamol peut être utilisé en toute sécurité en cas de fièvre. L'ibuprofène et les autres AINS, suspectés d'augmenter le risque de surinfection bactérienne grave ou de varicelle nécrotique, sont contre indiqués. L'aspirine est elle aussi interdite en raison du risque de syndrome de Reye (complication rare mais très grave avec une atteinte sévère du foie et du cerveau).
- Pour prévenir les lésions de grattage, il sera proposé des antihistaminiques oraux.
- Antibiothérapie orale en cas de surinfection
L'aciclovir
L’aciclovir est un antiviral utilisé par perfusion (voie intraveineuse) dans les formes graves de varicelle :
- Chez la femme enceinte si la varicelle survient juste avant l’accouchement (dans les 8 à 10 jours)
- Chez le nouveau-né de 0 à 28 jours
- Chez le nouveau-né si la mère a déclaré une varicelle peu avant ou juste après l’accouchement
- Chez le bébé de moins de 1 an en cas de forme sévère
- En cas de varicelle compliquée, en particulier en cas d’atteinte des poumons ou du cerveau
- Chez les personnes dont les défenses immunitaires sont diminuées (personnes immunodéprimées)
Les immunoglobulines anti-VZV
En cas de contact avec une personne atteinte de varicelle, certaines personnes n’ayant jamais eu la varicelle et n’étant pas vaccinées présentent un risque élevé de développer la maladie, notamment sous une forme grave.
Ces personnes sont :
- Les personnes immunodéprimées,
- Les femmes enceintes non immunisées,
- Les nouveau-nés dont la mère a eu une varicelle pendant la grossesse ou au moment de l’accouchement.
Chez ces personnes, la vaccination immédiate n’est généralement pas possible (elle est contre-indiquée).
Dans ce cas, il est possible d’administrer dans les 96 heures (4 jours) suivant le contact des immunoglobulines anti-VZV.
Ces immunoglobulines sont des anticorps spécifiquement dirigés contre le virus de la varicelle. Elles permettent de réduire le risque de développer la varicelle et, surtout, de diminuer le risque de complications graves, notamment chez la femme enceinte et le nouveau-né. Elles réduisent également fortement le risque de transmission du virus au bébé pendant la grossesse.
La vaccination
Source : Vaccination-info-service.fr ; Santé publique France ; Novembre 2025
En France, la vaccination généralisée contre la varicelle n'est pas recommandée de façon systématique.
Elle est contre indiquée chez la femme enceinte.
La vaccination contre la varicelle est recommandée uniquement :
- En post-exposition : dans les 3 jours suivant le contact avec une personne présentant une éruption de varicelle, pour les adolescents et les adultes (à partir de l’âge de 12 ans) immunocompétents sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse). Le contrôle de la sérologie avant la vaccination étant facultatif (pour respecter le délai de vaccination post-exposition) ;
- Pour les adolescents de 12 à 18 ans, n’ayant pas d’antécédents cliniques de varicelle ou dont l’histoire est douteuse. Un contrôle sérologique préalable peut être pratiqué dans ce cas
- Pour les femmes en âge de procréer, notamment celles qui ont un projet de grossesse, et n’ayant pas d’antécédent clinique de varicelle ; un contrôle sérologique préalable peut être pratiqué dans ce cas ;
- Pour les femmes, n’ayant pas d’antécédents cliniques de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse), dans les suites d’une première grossesse ;
- Pour les personnes immunocompétentes suivantes, sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative :
- Professionnels de santé;
- À l’entrée en première année d’études médicales et paramédicales ;
- En rattrapage pour l’ensemble du personnel de santé, en priorité dans les services accueillant des sujets à risque de varicelle grave (immunodéprimés, gynéco-obstétrique, néonatologie, pédiatrie, maladies infectieuses) ; les sujets vaccinés doivent être informés de la nécessité d’une éviction de dix jours en cas de rash généralisé ;
- Tout professionnel en contact avec la petite enfance (crèches et collectivités d’enfants notamment) ;
- Toute personne en contact étroit avec des personnes immunodéprimées ; les personnes vaccinées doivent être informées de la nécessité, en cas de rash généralisé, d’éviter pendant dix jours les contacts avec des personnes immunodéprimées ;
- Chez les personnes en attente de greffe, dans les six mois précédent une greffe d’organe solide, sans antécédents de varicelle (ou dont l’histoire est douteuse) et dont la sérologie est négative, avec deux doses à au moins un mois d’intervalle.
info À retenir
Chez les adolescents et les adultes qui n’ont jamais eu la varicelle, ou en cas de doute sur les antécédents, la vaccination contre la varicelle doit être envisagée, car la maladie peut être plus sévère lorsqu’elle survient à l’âge adulte.
L'efficacité vaccinale a été estimée : Pour le schéma à 2 doses espacées de quatre à huit semaines, l'efficacité vaccinale est de 92% pour la prévention de toute forme de varicelle.
6. Les traitements du Zona
Le traitement du zona associe des mesures d'hygiène pour éviter la surinfection des lésions, la prise en charge éventuelle de la douleur et un traitement antiviral dans certains cas.
Soins locaux
Pour prévenir la surinfection des lésions, une douche ou un bain à l'eau tiède avec un savon surgras, sans antiseptique, est recommandé une ou deux fois par jour.
Aucun autre produit (talc, pommade, etc.) ne doit être appliqué sur les lésions.
Traitement de la douleur
Les antalgiques classiques (paracétamol) sont classiquement utilisés à la phase aiguë de l’éruption.
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène par exemple) et l'aspirine sont contre-indiqués en raison du risque de complications infectieuses cutanées potentiellement graves.
Traitement antiviral
Les médicaments antiviraux sont habituellement réservés aux personnes à risque de développer des douleurs post-zona et aux formes compliquées. Pour être pleinement efficaces contre les complications, ils doivent être pris dans les trois premiers jours (72 heures) suivant l'éruption des vésicules.
- Traitement antiviral par voie orale
Les personnes ayant une indication à un traitement antiviral par voie orale sont :
- Les personnes âgées de plus de 50 ans
- Les personnes de moins de 50 ans ayant un risque de développer des douleurs post-zostériennes (gravité de l'éruption, intensité des douleurs de la phase éruptive, présence de prodromes algiques plusieurs jours avant l’éruption)
- Les personnes ayant un zona ophtalmique
Le traitement habituellement prescrit est un antiviral par voie orale à prendre pendant 7 jours.
- Traitement antiviral par voie intraveineuse
Chez l'immunodéprimé, le traitement est l’aciclovir par perfusion (voie intraveineuse) en hospitalisation.
Traitement des douleurs post-zostériennes
Les douleurs post-zona sont liées à une irritation des nerfs, et peuvent être difficiles à soulager avec les médicaments antidouleur classiques (comme le paracétamol ou même les médicaments plus forts).
Dans ce cas, certains traitements utilisés habituellement pour calmer les douleurs nerveuses peuvent être prescrits.
Il existe aussi des patchs à base de lidocaïne, un anesthésique local, qui peuvent aider à diminuer la douleur sur la zone touchée.
Le vaccin Zona
(Source : Vaccination-info-service.fr ; Santé publique France ; Novembre 2025)
Depuis 2024, le vaccin Shingrix® est recommandé et remboursé par l’Assurance Maladie pour la vaccination des personnes immunodéprimées de 18 ans et plus et de tous les adultes de 65 ans et plus.
Le vaccin contre le zona peut être proposé chez les personnes adultes, qu'elles aient déjà eu la varicelle ou non, pour diminuer le risque de zona et surtout le risque de douleurs de douleurs post-zona.
Le schéma classique consiste en deux doses de vaccin à deux mois d'intervalle.
En raison du manque de données, il est préférable de ne pas utiliser Shingrix® pendant la grossesse.
7. Éviction des collectivités en cas de Varicelle
Bien que l'éviction ne soit pas obligatoire jusqu'à guérison clinique (c’est-à-dire la disparition des croûtes), la fréquentation d'une collectivité n'est pas souhaitable à la phase aiguë de la maladie. Il est nécessaire d’informer le personnel et les familles de la présence de cas dans la collectivité. Les enfants immunodéprimés, femmes enceintes et adultes n'ayant pas eu la maladie (sérologie négative) doivent consulter rapidement un médecin s'ils ont été en contact avec le malade.
info L'essentiel à retenir
La varicelle, c'est :
Une maladie très contagieuse pas toujours bénigne
Particulièrement dangereuse pour la femme enceinte non immunisée, le nouveau-né et l'immunodéprimé
La toux et la fièvre élevée doivent faire craindre des complications
L'aspirine et les anti inflammatoires sont interdits !
L'éviction des collectivités n'est pas obligatoire mais raisonnée
Le vaccin n'est pas obligatoire et proposé à des situations particulières
Le zona, c’est :
La réactivation du virus de la varicelle, qui reste endormi dans les nerfs après l’infection. Il touche surtout les adultes de plus de 50 ans.
Une éruption douloureuse sur un seul côté du corps, souvent en forme de « demi-ceinture », accompagnée de brûlures ou de picotements. Dans certains cas, la douleur peut persister après la disparition des boutons (ce qu’on appelle les névralgies post-zona).
Un traitement antiviral à commencer dans les 72 heures après l’apparition de l’éruption pour diminuer la durée des symptômes et limiter le risque de complications dans certaines situations, notamment après 50 ans.
Un vaccin recommandé et remboursé pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les adultes immunodéprimés à partir de 18 ans.