Quelle est la cause du pityriasis rosé de Gibert9–11 ?
La cause exacte du PRG n’est pas connue avec certitude, mais les recherches des dernières décennies orientent fortement vers une origine virale.
Les virus les plus impliqués sont deux herpèsvirus humains, appelés HHV-6 et HHV-7. Ce sont des virus très répandus, attrapés dans la petite enfance (ils sont responsables de la roséole du nourrisson), qui restent ensuite endormis dans l’organisme toute la vie.
Le PRG correspondrait à une réactivation de ces virus.
Dans le PRG la peau n’est pas directement infectée et les lésions ne seraient pas dues à une multiplication du virus dans la peau elle-même, mais à une réaction du système immunitaire à la présence du virus dans le sang, ce qu’on appelle une éruption paravirale. Cela explique le caractère peu contagieux de la maladie.
De nombreux travaux ont retrouvé des traces de ces virus dans le sang, la salive et la peau des patients, ce qui soutient cette hypothèse.
Quels examens faire ?
Dans les formes typiques, le diagnostic de PRG est avant tout clinique : il repose sur l’aspect des lésions et leur disposition, reconnus par le médecin lors de l’examen de la peau. Aucun examen complémentaire n’est alors nécessaire.
Des examens peuvent toutefois être utiles dans certaines situations :
Pour écarter d’autres maladies qui peuvent ressembler au PRG. La plus importante à éliminer, surtout chez l’adulte, est la syphilis secondaire, grâce à une simple prise de sang. Un test sanguin pour le VIH est aussi facilement proposé chez l’adulte. Une mycose de la peau peut aussi être recherchée par un prélèvement, car le médaillon peut lui ressembler
En cas de forme atypique ou de doute, une biopsie de la peau (prélèvement d’un petit fragment examiné au microscope) peut être réalisée. Elle ne montre pas de signe spécifique du PRG, mais aide surtout à écarter les autres diagnostics.
Comment soigne-t-on le pityriasis rosé de Gibert12–14 ?
Dans la grande majorité des cas, le PRG ne nécessite aucun traitement spécifique.
Comme la maladie guérit spontanément en quelques semaines, la meilleure attitude est le plus souvent de rassurer le patient et de surveiller l’évolution.
Le traitement des symptômes
Lorsque les démangeaisons sont gênantes, on propose un traitement simple et bien toléré :
Des émollients (crèmes hydratantes)
Des antihistaminiques en sirop ou comprimés
Éventuellement une crème à base de cortisone (dermocorticoïde) sur les lésions qui démangent le plus
Il est par ailleurs conseillé d’éviter les produits irritants, qui peuvent aggraver les démangeaisons.