La peau, notre plus grand organe, constitue la première barrière entre l’organisme et le monde extérieur. Chaque jour, elle est exposée à des centaines de substances et d’agressions physiques, chimiques ou biologiques. Ces expositions, cumulées tout au long de la vie, forment ce que l’on appelle l’exposome cutané, c’est-à-dire l’ensemble des facteurs environnementaux susceptibles d’influencer la santé de la peau.

Les changements climatiques, l’augmentation de la pollution atmosphérique et l’évolution de nos modes de vie urbains : moins de nature, plus de stress, de pollutions, d’écrans et de cosmétiques, modifient profondément notre environnement cutané. Ces influences participent à l’apparition ou à l’aggravation de nombreuses maladies de peau, comme la dermatite atopique, le psoriasis et les dermatites de contact ainsi qu'au vieillissement cutané prématuré.

Parmi ces facteurs environnementaux, les perturbateurs endocriniens occupent une place particulière. On les retrouve dans certains produits du quotidien, comme des cosmétiques, des plastiques ou des textiles. 

La peau est un des principaux modes de pénétration de ces substances dans l’organisme. Elles peuvent perturber le fonctionnement hormonal et fragiliser la barrière cutanée, en favorisant l’inflammation ou en modifiant la production de sébum. Leur rôle dans certaines maladies de peau et dans le vieillissement cutané fait aujourd’hui l’objet de nombreuses recherches. 

Pour en savoir plus sur les perturbateurs endocriniens et leurs effets sur la peau, consultez notre article dédié : ici

Les principaux facteurs environnementaux en cause

1. Facteurs climatiques

Le climat influence directement l’équilibre de la peau, son hydratation, son microbiome (l’ensemble des micro-organismes qui la colonisent) et sa capacité à se défendre.

  • La chaleur stimule la transpiration, ce qui peut déséquilibrer le film hydrolipidique (la fine couche protectrice composée de sébum et de sueur) et favoriser la prolifération de certaines bactéries ou levures. La sudation excessive peut aussi irriter la peau et accentuer les démangeaisons, notamment chez les personnes souffrant d’eczéma.
  • Le froid, à l’inverse, provoque une vasoconstriction (diminution du diamètre des vaisseaux sanguins) et réduit la production de sébum. Résultat : la peau devient plus sèche, plus sensible et sujette aux fissures ou crevasses.
  • L’humidité relative de l’air joue un rôle déterminant. En dessous de 40 %, la peau perd plus d’eau par évaporation (on parle de perte insensible en eau), ce qui altère la cohésion entre les cellules superficielles (les cornéocytes). À l’inverse, une humidité excessive peut ramollir la couche cornée et favoriser les infections fongiques (champignons).
  • Les rayonnements ultraviolets (UV) comptent parmi les facteurs les plus nocifs pour la peau. Les UVB, plus énergétiques, sont responsables des coups de soleil et peuvent provoquer des mutations de l’ADN, à l’origine de cancers cutanés. Les UVA, qui représentent environ 95 % des UV reçus, pénètrent plus profondément dans le derme et participent au vieillissement prématuré de la peau. 

    Les rayons UV produisent aussi des substances agressives (les radicaux libres) qui abîment les cellules et fragilisent les structures qui donnent à la peau sa fermeté et son élasticité. Avec le temps, cela entraîne une peau plus lâche et un vieillissement cutané plus rapide.

  • La lumière bleue, émise par le soleil et les écrans, a également un effet oxydant sur les cellules cutanées.

2. Pollution atmosphérique

La pollution de l’air est aujourd’hui considérée comme un véritable facteur de vieillissement et de maladie cutanée.

Les particules fines présentes dans l’air, issues notamment de la circulation, du chauffage ou de l’activité industrielle, peuvent se déposer sur la peau et pénétrer ses couches superficielles. Elles sont susceptibles de déclencher des réactions d’irritation et d’inflammation, et de produire des substances potentiellement nocives pour les cellules de la peau.

L’ozone et le dioxyde d’azote, autres polluants majeurs, détruisent les lipides de surface et affaiblissent la barrière cutanée. Ils épuisent les réserves naturelles d’antioxydants comme la vitamine E et la catalase, laissant la peau plus vulnérable.

Les microplastiques, encore peu étudiés, s’accumulent dans les couches superficielles de l’épiderme. Ils peuvent transporter des métaux lourds ou des pesticides et déclencher des réactions inflammatoires ou allergiques. Leur rôle exact dans les maladies de peau est en cours d’évaluation, mais ils représentent un enjeu majeur de santé environnementale.

3. Facteurs domestiques et professionnels

Les produits que nous utilisons au quotidien sont une source importante d’irritation cutanée.

Les détergents, les désinfectants et certains produits ménagers contiennent des tensioactifs (substances qui dissolvent les graisses et nettoient). Les plus agressifs, appelés tensioactifs anioniques, altèrent le film protecteur et modifient le pH cutané, qui passe d’un état acide normal (environ 5,5) à un état plus alcalin. Cela perturbe le microbiome cutané (l’ensemble des micro-organismes protecteurs présents à la surface de la peau) ainsi que la desquamation naturelle, rendant la peau plus sensible, plus sèche et plus réactive.

Le tabac, même lorsqu’il est inhalé passivement, favorise l’inflammation dans l’organisme. Les substances toxiques contenues dans la fumée réduisent la circulation du sang dans la peau, diminuent l’apport en oxygène et accélèrent le vieillissement cutané.

Enfin, la dureté de l’eau, c’est-à-dire sa teneur en sels de calcium et magnésium, interfère avec les savons et laisse des résidus irritants. Plusieurs études ont montré une corrélation entre la dureté de l’eau et le risque accru de dermatite atopique chez les enfants1-3.

4. Les soins de la peau

Les produits cosmétiques font partie de notre quotidien (soins hydratants, maquillage, crèmes solaires ou nettoyants). Leur impact sur la peau est cependant ambivalent : certains renforcent la barrière cutanée, d’autres peuvent la fragiliser ou provoquer des réactions indésirables. Les émollients et hydratants sont essentiels pour restaurer le film hydrolipidique qui protège de la déshydratation et des agressions extérieures. En apportant lipides et agents hydratants (comme la glycérine ou l’urée), ils améliorent le confort cutané, notamment chez les personnes souffrant de sécheresse ou d’eczéma.

À l’inverse, certains ingrédients cosmétiques peuvent être irritants ou allergisants. Les conservateurs (méthylisothiazolinone, parabènes) et les parfums figurent parmi les causes les plus fréquentes d’ irritation de la peau (aussi appelée dermatite de contact). Les tensioactifs des nettoyants, eux, peuvent altérer le film protecteur et modifier le pH cutané entraînant un déséquilibre du microbiome.

Enfin, l’usage excessif de produits exfoliants (acides de fruits, rétinol) fragilise la barrière cutanée, provoque irritations et rougeurs, et augmente la sensibilité aux UV et à la pollution. 

5. Les autres polluants

De nombreuses substances chimiques ont désormais envahi notre environnement quotidien et sont omniprésentes, tant est si bien qu’il n’est pas possible de décrire tous leurs effets, ni de les connaitre précisément. Ces substances sont nombreuses et leurs effets complexes, tant sur la peau que sur le reste de l’organisme. Leurs associations , créant des effets dit ‘cocktails’, est difficile à évaluer. Les connaissances scientifiques actuelles sont limitées, ce qui peut amener à sous-estimer leurs effets sur la santé de la peau ou celle de l’individu tout entier.

Conséquences physiopathologiques

1. Altération de la barrière cutanée et de la peau

La barrière cutanée fonctionne comme un mur composé de “briques” (les cellules mortes de la couche cornée) et de “ciment” (un mélange de lipides : céramides, cholestérol, acides gras libres). Lorsque les agressions environnementales diminuent la production de ces lipides, le mur devient perméable : la peau se déshydrate, les allergènes pénètrent plus facilement et les micro-organismes se multiplient.

Déséquilibre du pH de la peau : lorsque la peau perd son équilibre naturel, elle devient plus fragile. Elle se renouvelle moins bien, les cellules mortes s’accumulent et certaines bactéries peuvent se développer plus facilement. Cela rend la peau plus sensible, plus sèche et plus sujette aux irritations et aux infections.

La structure de la peau peut elle-même être altérée par les agressions environnementales : l'épiderme (la couche la plus superficielle de la peau) s'épaissit, les vaisseaux de la peau se dilatent et le collagène, protéine structurelle de la peau, se fragmente.

2. Inflammation et stress oxydatif

Sous l'effet des polluants ou des UV, la peau produit des espèces réactives de l'oxygène (ROS). Le stress oxydatif est défini comme un déséquilibre entre la production de radicaux libres (ou espèces réactives de l'oxygène, ROS) et la capacité de l'organisme à les neutraliser. En conditions normales, ces molécules réactives participent à des fonctions physiologiques utiles, notamment la signalisation cellulaire et la réponse immunitaire. Mais en excès, notamment en réponse à des agressions environnementales (pollution, tabac, stress, alimentation pro-inflammatoire), ces molécules agressent les membranes, les protéines et l'ADN des cellules. Ce stress chronique est désormais reconnu comme un mécanisme central du vieillissement, de l'inflammation chronique et de nombreuses pathologies.

3. Déséquilibre du microbiome cutané

Le microbiome cutané est l’ensemble des bactéries, levures et virus qui vivent en équilibre sur notre peau. Chez une personne en bonne santé, des espèces protectrices comme Staphylococcus epidermidis ou S. hominis empêchent les germes pathogènes de proliférer.
De nombreux facteurs environnementaux peuvent perturber cet équilibre : lorsqu’il se rompt, on parle alors de dysbiose.

4. Effets systémiques indirects sur la peau

La peau est en relation et interdépendance avec le reste de l’organisme, qu’il s’agisse des systèmes immunitaire, nerveux, hormonal, la circulation sanguine, entre-autres. Ainsi, les polluants ayant des effets sur ces organes ou systèmes peuvent avoir des répercussions sur la peau également.

Un cercle vicieux entre peau et pollution 

La pollution atmosphérique fragilise donc la peau, favorise l’inflammation, le stress oxydatif et le vieillissement cutané, ce qui pousse de nombreuses personnes à utiliser davantage de produits pour ‘protéger’ ou ‘réparer’ leur peau. Pourtant, cette surconsommation cosmétique contribue elle-même à la pollution : emballages, microplastiques, filtres chimiques rejetés dans l’environnement, solvants, composés volatils… En cherchant à se défendre contre la pollution, on peut donc paradoxalement participer à l’aggraver, alimentant ainsi un véritable cercle vicieux entre agression cutanée et pollution environnementale.

Environnement et peau : pourquoi les facteurs internes comptent aussi

La peau ne réagit pas uniquement à ce qui vient de l’extérieur. Son état dépend aussi de facteurs internes, c’est-à-dire de ce qui se passe à l’intérieur de l’organisme. Le stress, très présent dans la vie quotidienne et dans notre société actuelle, peut ainsi déclencher ou aggraver certaines maladies de peau chroniques. L’alimentation, la qualité du sommeil, les maladies chroniques et certains traitements qui influencent les défenses naturelles de l’organisme jouent également un rôle important dans la capacité de la peau à se défendre et à se réparer. Ces facteurs internes peuvent donc influencer durablement la santé de la peau, même en l’absence d’agressions visibles.

Liens avec les maladies dermatologiques 

Dermatite atopique(4)

C’est la maladie la plus emblématique de l’impact de l’environnement sur la peau. L’exposition à la pollution atmosphérique, aux allergènes domestiques (acariens, poils d’animaux), au tabac (même passif) ou à un air trop sec augmente la fréquence et la sévérité des poussées. Chez l’enfant, des études ont montré qu’une exposition à la pollution pendant la grossesse, notamment aux particules fines, était associée à un risque accru de développer une dermatite atopique5. Après la naissance, l’exposition continue aux polluants atmosphériques pourrait renforcer cet effet, en altérant encore davantage la fonction barrière d’une peau immature et plus perméable.

Psoriasis

Dans le psoriasis, la pollution de l’air et les substances agressives qu’elle génère peuvent favoriser l’apparition de la maladie6. Le tabac joue également un rôle important : il stimule l’inflammation de la peau et augmente non seulement le risque de développer un psoriasis, mais aussi celui d’avoir des formes plus sévères ou plus difficiles à traiter7.

Dermatites de contact

Les dermatites de contact, qu’elles soient irritatives ou allergiques, montrent bien l’impact de l’environnement sur la peau. Le contact répété avec certains métaux (comme le nickel), des conservateurs présents dans les cosmétiques ou certains textiles peut provoquer des réactions de la peau, allant de simples rougeurs à des réactions plus importantes.

Syndrome de peau sensible (8-9)

De plus en plus de personnes, surtout en milieu urbain, déclarent avoir la peau sensible. Ce syndrome de peau réactive touche majoritairement les femmes et peut exister seul ou accompagner d’autres maladies de peau comme l’eczéma, la rosacée ou la dermatite de contact. Les principaux facteurs déclenchants sont les températures extrêmes (froid, chaleur), le soleil, la pollution, le stress, les cosmétiques (parfums, conservateurs, nettoyants agressifs) ou encore les lessives et détergents. Cette sensibilité accrue s’explique par une barrière cutanée fragilisée et une réactivité nerveuse plus importante. Les fibres nerveuses de la peau libèrent davantage de substances (comme la substance P) en réponse à un stress ou à un contact irritant, provoquant des sensations de picotements, de brûlures ou de démangeaisons. 

Vieillissement cutané

Le vieillissement de la peau est accéléré par l’exposition au soleil et à la pollution. La peau devient alors plus terne, moins souple, avec l’apparition plus précoce de taches et de rides. Ces agressions fragilisent les structures de soutien de la peau10-11, ce qui accentue les signes visibles du vieillissement. 

info Comment prévenir les effets de l’environnement sur la peau

- Utiliser des soins lavants doux sans tensioactifs agressifs.

- En cas de peau sèche, maintenir une hydratation cutanée quotidienne.

- Limiter l’exposition solaire et choisir une photoprotection large couvrant UVA, UVB et lumière bleue.

- Éviter le tabac et réduire les expositions domestiques irritantes.

- En l’absence de problème de peau particulier, il est inutile de multiplier les produits cosmétiques : une surconsommation qui contribue également à la pollution.

La Société Française de Dermatologie et le groupe Envi’Derm : vers une dermatologie écoresponsable

Le groupe Envi’Derm est un groupe de travail créé au sein de la Société Française de Dermatologie. Il réunit des dermatologues et des professionnels de santé intéressés par les liens entre l’environnement et la santé de la peau. Son objectif est double : mieux comprendre l’impact des facteurs environnementaux (pollution, exposition aux substances chimiques, perturbateurs endocriniens, climat) sur les maladies cutanées, et promouvoir une pratique dermatologique plus respectueuse de l’environnement. 

Ses actions s’articulent autour de la prévention, de la sobriété dans les pratiques de soins et du développement d’éco-soins limitant l’impact écologique. Le groupe intervient également auprès des instances de réglementation et de l’industrie pour encourager plus de transparence, ainsi que des formulations plus sûres et durables. 

Il développe un plaidoyer pour protéger la qualité de notre environnement, afin de limiter les impacts sur notre santé. 

La formation des professionnels de santé fait partie intégrante de sa mission, notamment à travers les Journées Dermatologiques de Paris vertes, une initiative intégrée aux Journées Dermatologiques de Paris (JDP), le grand congrès annuel de la Société Française de Dermatologie. Ce volet ‘vert’ vise à promouvoir une démarche écoresponsable au sein du congrès et à mettre en valeur les actions en faveur du développement durable en dermatologie.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre article « Dermatologie, santé globale et environnement » : ici

info Points clés à retenir

- Les facteurs environnementaux sont susceptibles d’influencer directement l’apparition et la sévérité de nombreuses maladies de peau.

- La peau peut être une voie de contamination des pollutions, comme elle peut être la cible des polluants (directement ou indirectement).

- Les effets négatifs des substances chimiques sont complexes et difficiles à étudier, mais aussi peu étudiés, donc possiblement sous-estimés.

- Pollution et UV agissent en synergie pour accélérer le vieillissement cutané.

- La fonction barrière de la peau est la cible privilégiée des agressions environnementales. Sa restauration et sa protection sont au cœur de la prévention.

- Prendre soin de sa peau, c’est aussi tenir compte de son environnement et des expositions du quotidien, afin de prévenir les problèmes de santé, d’adapter les soins et les traitements à chaque situation personnelle.

Sources

  1. Zarif K. Jabbar‐Lopez, Chuin Ying Ung, Helen Alexander, Nikeeta Gurung, Joanne Chalmers, Simon Danby, Michael J. Cork, Janet L. Peacock, Carsten Flohr, The effect of water hardness on atopic eczema, skin barrier function: A systematic review, meta‐analysis, 2020, https://doi.org/10.1111/cea.13797
  2. Kristiane A. Engebretsen, Peter Bager, Jan Wohlfahrt, Lone Skov, Claus Zachariae, Anne-Marie Nybo Andersen, Mads Melbye, Jacob P. Thyssen, Prevalence of atopic dermatitis in infants by domestic water hardness and season of birth: Cohort study, 2016, https://doi.org/10.1016/j.jaci.2016.11.021
  3. NJ McNally, HC Williams, DR Phillips, M Smallman-Raynor, S Lewis, A Venn, J Britton, Atopic eczema and domestic water hardness, 2002, https://doi.org/10.1016/s0140-6736(98)01402-0
  4. Wismmy Lee, Fihr Chaudhary, Devendra K Agrawal, Environmental Influences on Atopic Eczema, 2024, https://doi.org/10.26502/jesph.96120209
  5. Wieslaw Jedrychowski, Frederica Perera, Umberto Maugeri, Dorota Mrozek-Budzyn, Rachel L. Miller, Elzbieta Flak, Elzbieta Mroz, Ryszard Jacek, John D. Spengler, Effects of Prenatal and Perinatal Exposure to Fine Air Pollutants and Maternal Fish Consumption on the Occurrence of Infantile Eczema, 2011, https://doi.org/10.1159/000320376
  6. Junhui Wu, Yudiyang Ma, Jian Yang, Yaohua Tian, Exposure to Air Pollution, Genetic Susceptibility, and Psoriasis Risk in the UK, 2024, https://doi.org/10.1001/jamanetworkopen.2024.21665
  7. Kan Torii, Chiyo Saito, Takuya Furuhashi, Akiko Nishioka, Yoichi Shintani, Kana Kawashima, Hiroshi Kato, Akimichi Morita, Tobacco smoke is related to Th17 generation with clinical implications for psoriasis patients, 2011, https://doi.org/10.1111/j.1600-0625.2010.01224.x
  8. Miranda A. Farage, The Prevalence of Sensitive Skin, 2019, https://doi.org/10.3389/fmed.2019.00098
  9. Bei Chen, Haiyan Tang, Zhihui Liu, Kun Qiao, Xiaoting Chen, Shuji Liu, Nan Pan, Tingru Chen, Zhiyu Liu, Mechanisms of Sensitive Skin and the Soothing Effects of Active Compounds: A Review, 2024, https://doi.org/10.3390/cosmetics11060190
  10. Andrea Vierkötter, Tamara Schikowski, Ulrich Ranft, Dorothea Sugiri, Mary Matsui, Ursula Krämer, Jean Krutmann, Airborne Particle Exposure and Extrinsic Skin Aging, 2010, https://doi.org/10.1038/jid.2010.204
  11. Ramadan S. Hussein, Salman Bin Dayel, Othman Abahussein, Abeer Ali El‐Sherbiny, Influences on Skin and Intrinsic Aging: Biological, Environmental, and Therapeutic Insights, 2024, https://doi.org/10.1111/jocd.16688