Les cheveux se renouvellent en permanence, mais de façon asynchrone : pendant qu’un cheveu pousse, un autre arrive en fin de cycle et tombe. C’est pour cette raison qu’il est normal de perdre des cheveux chaque jour.
Parfois, un grand nombre de cheveux entrent en même temps dans la phase de chute. Cela peut donner l’impression d’une perte beaucoup plus importante que d’habitude, alors qu’il s’agit le plus souvent d’un phénomène transitoire et sans gravité.
Une chute de cheveux devient en revanche anormale lorsqu’elle est très intense, qu’elle dure dans le temps, qu’elle s’accompagne d’un éclaircissement visible et rapide, lorsque le cuir chevelu change d’aspect (rougeur, sensibilité, lésions), ou lorsque les cheveux ne repoussent pas. Dans ces situations, il est préférable de consulter, car de nombreuses causes peuvent être en jeu, dermatologiques mais aussi générales (carences, troubles hormonaux, maladies…).
Oui. Un stress intense ou prolongé peut provoquer une chute de cheveux diffuse, souvent retardée de quelques semaines à quelques mois après l’événement déclenchant. Cette chute est le plus souvent réversible, mais le cycle naturel du cheveu fait que plusieurs semaines, voire quelques mois, sont nécessaires pour que la chute se ralentisse et que la repousse permette de retrouver la densité initiale.
Oui, c’est fréquent. Une chute saisonnière, notamment à l’automne et au printemps, est liée au cycle naturel du cheveu. Elle est en général temporaire et sans gravité.
Les ongles cassants peuvent être liés à des agressions répétées (eau, produits ménagers, manucures fréquentes ou agressives), au vieillissement, à des carences, ou plus rarement à certaines maladies.
En cas de fragilité des ongles, la première étape est de limiter les facteurs aggravants, d’hydrater régulièrement les ongles et les cuticules, et d’utiliser si besoin des soins fortifiants adaptés.
Les UVB du rayonnement solaire permettent à la peau de synthétiser la vitamine D, et c’est effectivement la principale source naturelle chez l’être humain.
Cependant, les UV ne sont pas indispensables au sens strict, car la vitamine D peut aussi être apportée par l’alimentation (de façon limitée) et surtout par la supplémentation orale, qui est efficace et sûre.
On ne connaît pas précisément la quantité de soleil nécessaire pour produire suffisamment de vitamine D, mais quelques minutes par jour suffisent probablement. En revanche, on sait avec certitude que l’exposition solaire augmente le risque de cancer de la peau !
Il n’est donc pas recommandé de s’exposer volontairement au soleil dans le but de synthétiser plus de vitamine D : une exposition modérée et non intentionnelle, liée à la vie quotidienne, suffit généralement. En cas de carence, la solution recommandée est la supplémentation, et non l’exposition solaire.
En laboratoire, une crème solaire bien appliquée, avec un indice de protection des UV élevé, réduit la pénétration des UVB et donc la synthèse de vitamine D.
Mais dans la vie réelle, ce n’est généralement pas le cas. Des études ont montré que l’utilisation habituelle de crème solaire n’entraîne pas de carence en vitamine D !
En revanche, la protection solaire réduit de façon certaine le risque de cancer de la peau.
Références :
Non. Le bronzage est une réaction de défense de la peau face aux UV.
Il signifie que la peau a déjà été agressée.
Une peau bronzée n’est donc pas une peau en meilleure santé, mais au contraire une peau qui a été exposée aux effets nocifs du soleil.
Cela dépend principalement de la carnation de la peau, de la sensibilité naturelle de la peau au soleil, de l’exposition solaire prévue dans la journée et des antécédents dermatologiques de chacun. Les personnes ayant déjà eu un cancer de la peau sont par exemple plus à risque d’en développer d’autres.
En cas d’exposition quotidienne importante (travail ou loisirs en extérieur), une protection est recommandée.
Pour de courtes expositions, à des horaires de faible indice UV (tôt le matin ou en fin de journée), ce n’est pas toujours indispensable. De même, de novembre à mars, l’indice UV est très faible sous nos latitudes. L’essentiel est donc d’adapter la protection à chaque situation.
Les filtres chimiques absorbent les UV et les transforment en chaleur. Ils sont souvent plus légers et plus faciles à étaler.
Les filtres minéraux (ou physiques) réfléchissent et diffusent les UV. Ils sont souvent mieux tolérés par les peaux sensibles, mais peuvent laisser un léger film blanc. En revanche, selon les formules, ils peuvent filtrer moins efficacement certains types d’UV, notamment les UVA. Les deux sont efficaces lorsqu’ils sont bien formulés et correctement appliqués.
La crème solaire doit être appliquée avant le maquillage, sur une peau propre et sèche.
Elle doit former une couche protectrice uniforme.
Le maquillage s’applique ensuite par-dessus, une fois la crème solaire bien absorbée.
Oui pour les lèvres : elles sont très sensibles aux UV. Il existe des sticks à lèvres avec protection solaire.
Pour les cheveux, ce sont surtout le cuir chevelu et la fibre capillaire qui peuvent être abîmés par le soleil. Un chapeau est la meilleure protection, mais des sprays capillaires avec filtres UV peuvent aussi aider.
Sans hésiter : les vêtements : c’est la solution la plus efficace, la plus pratique, la plus économique et écologique ! La crème solaire peut être utilisée en complément pour les zones de peau non protégées par les vêtements.
Il est recommandé d’appliquer la crème solaire environ 30 minutes avant l’exposition au soleil, en particulier pour les filtres solaires chimiques, qui ont besoin de temps pour devenir pleinement efficaces.
Les filtres minéraux agissent dès l’application, mais il reste préférable d’anticiper afin de garantir une meilleure protection.
Non, pas totalement. Les rayons UV traversent largement les nuages. On peut donc attraper un coup de soleil même par temps couvert et la protection solaire reste nécessaire.
Les vitres bloquent une partie des UVB, responsables des coups de soleil. Les UVA, impliqués dans le vieillissement cutané et les cancers cutanés, passent à travers les vitres. Une exposition prolongée derrière une vitre n’est donc pas anodine.
Oui. Une exposition intense, même unique, peut endommager la peau.
Les coups de soleil intenses et répétés, surtout dans l’enfance, sont particulièrement nocifs et augmentent le risque de développer un cancer cutané, dont le mélanome.
Oui, en montagne le soleil est même plus dangereux pour la peau. Avec l’altitude, les rayons UV sont plus forts, ce qui augmente l’exposition. De plus la neige réfléchit les rayons du soleil : elle renvoie les rayons vers le haut, ce qui expose la peau à des UV à la fois venant du ciel et du sol. Le froid peut aussi être trompeur : même si on ne ressent pas de chaleur sur la peau, l’exposition aux UV peut être très importante. La dose d’UV reçue est donc élevée en montagne, et une protection solaire est indispensable. Il est recommandé d’appliquer une protection solaire avec un indice de protection élevé avant de partir, puis de la renouveler toutes les deux heures. Il ne faut pas oublier les zones souvent négligées comme les lèvres, les oreilles et la nuque.
Les yeux sont également concernés par les effets nocifs des UV : le port de lunettes de soleil adaptées est fortement recommandé.
Oui, les cabines UV sont dangereuses. Les cabines de bronzage diffusent des rayons ultraviolets artificiels très puissants, comparables à une exposition prolongée à un soleil tropical sans protection. Les UV reçus en cabine s’ajoutent à ceux reçus naturellement au soleil tout au long de la vie. Cette accumulation abîme l’ADN des cellules de la peau et augmente le risque de cancers de la peau.
Les études scientifiques montrent clairement que l’utilisation des cabines UV augmente le risque de cancer cutané. Avoir déjà utilisé une cabine de bronzage est associé à une augmentation d’environ 20 à 30 % du risque de mélanome, le cancer de la peau le plus grave. Plus on fait de séances, plus le risque augmente : chaque séance supplémentaire par an accroît le risque d’environ 2 %.
Le danger est encore plus important lorsque l’exposition commence jeune. Utiliser des cabines UV avant l’âge de 35 ans multiplie presque par deux le risque de mélanome.
Les cabines UV augmentent aussi le risque d’autres cancers de la peau, notamment les carcinomes basocellulaires et épidermoïdes, avec une hausse globale d’environ 40 %. Comme pour le mélanome, le risque est particulièrement élevé lorsque l’exposition est précoce ou répétée.
En plus du risque de cancer, les UV artificiels accélèrent le vieillissement de la peau : les rides, les taches brunes et le relâchement apparaissent plus tôt. Ce vieillissement est plus rapide avec les lampes de bronzage qu’avec le soleil.
Enfin, contrairement aux idées reçues, la coloration de la peau obtenue en cabine ne protège pas du soleil. Elle ne prépare pas la peau à l’exposition solaire et n’évite pas les coups de soleil. Les cabines UV ne sont pas non plus une bonne source de vitamine D.
Références :
Les cabines UV de bronzage et les cabines UV médicales n’ont ni le même objectif, ni le même fonctionnement, ni le même niveau de sécurité.
Les cabines UV de bronzage, utilisées à des fins esthétiques, émettent des rayons ultraviolets à forte intensité qui provoquent une coloration rapide de la peau. Les doses délivrées ne sont cependant pas adaptées au type de peau, s’additionnent aux expositions solaires naturelles et augmentent de façon très nette le risque de cancers de la peau, notamment le plus agressif d’entre eux, le mélanome. Elles accélèrent également le vieillissement cutané. Ces cabines ne sont pas encadrées médicalement et ne traitent aucune maladie.
À l’inverse, les cabines UV médicales sont utilisées dans un cadre strictement médical, sur prescription d’un dermatologue, pour traiter certaines maladies de la peau comme le psoriasis, certaines formes d’eczéma, le vitiligo ou les démangeaisons chroniques. Elles utilisent le plus souvent des UVB à spectre étroit, parfois des UVA associés à un traitement spécifique, avec des doses précisément calculées en fonction de la maladie, du type de peau du patient et de sa tolérance. Les séances de photothérapie médicale sont courtes, progressives et limitées dans le temps, avec un suivi médical régulier. La dose totale d’UV reçue est précisément calculée et enregistrée. L’objectif n’est pas de bronzer, mais de réduire l’inflammation de la peau et ainsi les démangeaisons ou les lésions cutanées. Le traitement est arrêté dès que l’objectif thérapeutique est atteint.
Oui. Le soleil peut aggraver certaines maladies de la peau lorsqu’il existe ce que l’on appelle une photosensibilité, c’est-à-dire une sensibilité anormale de la peau à la lumière solaire. C’est par exemple le cas chez les personnes atteintes de lupus, de dermatomyosite ou d’autres maladies inflammatoires de la peau.
Dans ces situations, l’exposition au soleil peut déclencher ou aggraver les lésions cutanées. Une protection solaire rigoureuse est donc indispensable et fait partie intégrante du traitement global du patient.
Oui, dans certains cas. Certaines maladies de la peau peuvent être améliorées par une exposition modérée au soleil, comme le psoriasis ou certaines formes d’eczéma. Les rayons UV ont en effet un effet anti-inflammatoire. Dans les maladies où les défenses de l’organisme sont trop actives au niveau de la peau, ils peuvent aider à diminuer cette réaction excessive et à calmer l’inflammation.
Cependant, même dans ces situations, il est recommandé d’éviter les heures où l’indice UV est élevé et de toujours se protéger avec une protection solaire ayant un SPF adapté. Il s’agit de trouver un équilibre entre une exposition protégée, faible et de courte durée, qui peut apporter un bénéfice, et le fait que les UV augmentent le risque de cancer de la peau.