Comment fait-on le diagnostic ?
Le diagnostic de lupus cutané commence par un examen de la peau et des muqueuses, notamment l’intérieur de la bouche. L’aspect des lésions, leur localisation et leur évolution donnent déjà beaucoup d’informations au dermatologue.
Une biopsie de la peau est très souvent réalisée pour confirmer le diagnostic. Elle consiste à prélever, sous anesthésie locale, un tout petit fragment de peau, qui sera ensuite analysé au microscope. Cet examen permet de rechercher des signes évocateurs de lupus cutané et d’éliminer d’autres maladies de peau qui peuvent lui ressembler. Cet examen dure classiquement quelques minutes 5-10 minutes et est le plus souvent peu douloureux. Le produit d’anesthésie peut provoquer une sensation de brûlure. La biopsie sera lue par un médecin spécialisé (un anatomopathologiste). Le diagnostic de lupus cutané repose sur un faisceau d’arguments cliniques et histologiques. Il est parfois nécessaire de réaliser plusieurs biopsies avant d’arriver au diagnostic ou de faire relire les biopsies initiales en centre expert.
Une prise de sang peut aussi être prescrite. Elle recherche notamment les auto-anticorps responsables de l’apparition des lésions lupiques. On recherche souvent d’abord les anticorps antinucléaires et, s’ils sont positifs, d’autres anticorps plus spécifiques. Il est important de souligner que la présence d’anticorps anti-nucléaire ne pose pas à lui seul le diagnostic de lupus. Ainsi, jusqu’à 10-15% de la population générale, en particulier les femmes après 50 ans peuvent avoir ces auto-anticorps dans la prise de sang et seule une minorité développera un lupus.
Une fois le diagnostic de lupus cutané confirmé, le médecin peut également rechercher des signes d’atteinte d’autres organes. Ce bilan permet de mieux préciser la forme de lupus et son étendue.