info Résumé

La gale humaine est une affection contagieuse de la peau, qui se transmet le plus souvent par contact humain direct. Elle est due à un parasite acarien, le sarcopte, qui pénètre la couche superficielle de la peau.

Elle s' observe à tous les âges, dans toutes les populations, et dans tous les milieux socio-économiques. La gale est fréquente, on estime que plus 200 millions de personnes sont concernées dans le monde.

1. La gale, à quoi ça ressemble ?

On distingue plusieurs formes de gale :

  • La gale classique
  • La gale de l’enfant et du nourrisson
  • La gale sévère : qui comprend la gale hyperkératosique et la gale profuse
  • Les formes compliquées : gale eczématisée, gale surinfectée

Le diagnostic de la gale est avant tout clinique, il est fait par l'examen du patient par le médecin.

Le principal symptôme est l’existence de démangeaisons (prurit) chroniques, quasi permanentes, et plus importantes la nuit. La notion de prurit chez les proches et dans l'entourage, peut orienter le diagnostic.

1. Les lésions spécifiques de la gale, liées à la présence du parasite dans la peau

Dans la forme classique de la gale le nombre de parasite dans la peau est faible et les lésions spécifiques ne sont alors pas toujours présentes. 

Elles sont à rechercher avec attention :

  • Les sillons :
    Ce sont des lésions de quelques millimètres, en forme de lignes fines et sinueuses, dues au trajet du parasite dans la couche superficielle de la peau (la couche cornée de l’ épiderme). Ils sont souvent discrets et parfois difficiles à voir à l’œil nu.
  • Les vésicules perlées :
    Il s’agit de petites surélévations de la peau, parfois décrites comme de minuscules « cloques », de la taille d’une tête d’épingle. Elles correspondent au point d’entrée du parasite dans la peau et constituent ainsi le point de départ du sillon.

C’est au niveau de l’extrémité des sillons, à l’opposé des vésicules perlées, que l’on a le plus de chances d’observer le parasite. Cette observation se fait à l’aide d’un dermatoscope, un instrument médical ressemblant à une loupe éclairée, qui grossit environ 10 fois la surface de la peau. Le parasite responsable de la gale, appelé sarcopte, est invisible à l’œil nu. En revanche, une partie de son corps peut parfois être visualisée au dermatoscope : c’est ce que l’on appelle le signe du deltaplane.

info Le signe du deltaplane

Lors de l’examen de la peau avec un dermatoscope, il est parfois possible de visualiser le parasite responsable de la gale sous la forme d’un petit triangle noir ou brun foncé.

Cet aspect rappelle un deltaplane ou un chapeau chinois, ce qui est très caractéristique de la gale et permet de confirmer le diagnostic. Une recherche négative n’élimine cependant pas le diagnostic, en particulier lorsque le nombre de parasites est faible.

2. Les lésions cutanés liées au grattage

Ce sont en réalité les lésions cutanés les plus fréquentes. Elles ne sont pas spécifiques car elles sont surtout liées au grattage et et à la réaction de la peau à la présence du parasite. Elles peuvent prendre différents aspects : stries linéaires, griffures, petites croûtes, plaques de rougeur, zones de peau sèche ou irritée. 

3. Les lésions cutanés liées à la réaction de la peau à la présence du parasite (dites immuno-allergiques)

Les nodules scabieux sont des lésions en relief, rouges ou violacées, en forme de petits dômes de plusieurs millimètres, voire centimètres. Ils sont fréquents, en particulier au niveau des organes génitaux, notamment des bourses chez l’homme, mais peuvent aussi toucher d’autres zones. Ces lésions sont liées à une réaction immuno-allergique de l’organisme face au parasite et peuvent persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois, même après un traitement efficace de la gale.

Les papules urticariennes sont de petites lésions rouges ou roses, en relief, qui démangent souvent beaucoup). Elles sont liées à la réaction allergique de la peau à la présence du parasite.

info La localisation des lésions

La topographie de ces lésions spécifiques et non spécifiques est évocatrice du diagnostic, quand elles se situent au niveau des espaces interdigitaux (entre les doigts), de la face antérieure des poignets, au niveau des coudes, des aisselles, des fesses, du nombril, de la face interne des cuisses, au niveau des organes génitaux notamment chez l’ homme, et des mamelons des seins chez la femme. Le cuir chevelu peut aussi être atteint.

Le dos et le visage sont habituellement épargnés en cas de gale classique chez l’adulte.

En revanche chez l’enfant et dans les formes sévères le visage peut atteint.

La gale est une maladie contagieuse. 

La transmission est dans la plupart des cas directe, entre humains, par contacts étroits de la peau. Pour avoir lieu, la transmission nécessite des contacts directs, prolongés ou répétés, tels qu’ on les rencontre au sein d'un couple ou d'une famille. Du fait de la possible contamination pendant les rapports sexuels, la gale est aussi considérée comme une infection sexuellement transmissible (IST). La transmission indirecte par les vêtements ou la literie est possible mais beaucoup plus rare, sauf dans les formes hyperkératosiques.

La gale dite « des gens propres », est de diagnostic souvent difficile en raison de la rareté des lésions, il faut y penser devant des démangeaisons chroniques diffuses persistantes.

La gale profuse ou étendue se caractérise par des lésions plus nombreuses et par une extension des lésions à l'ensemble du corps. On retrouve ainsi des lésions cutanées dans le dos. Elle est souvent liée à un diagnostic tardif, à des traitements inadaptés, ou à la présence d'un terrain immunitaire défavorable, avec une immunité diminuée.

Les formes particulières 

La gale de l’enfant et du nourrisson 

Chez le tout petit enfant, la gale peut revêtir un aspect trompeur avec, en particulier, une atteinte du visage, des nodules scabieux autour des aisselles, et des vésicules perlées (petites cloques à liquide clair) ou pustules (petites cloques à liquide trouble) des paumes des mains et des plantes des pieds.

La gale hyperkératosique 

Elle survient dans un contexte particulier d’ immunodépression (baisse des défenses naturelles, secondaire à une maladie), ou chez des sujets âgés vivant en collectivité. Tout le corps est atteint y compris le visage, le cuir chevelu, les ongles. Il existe une érythrodermie (rougeur diffuse de tout le corps) avec des lésions hyperkératosiques, ce qui signifie que la couche cornée de la peau est très épaissie avec des squames, et des croûtes, et ce de façon très étendue. Fait important, le prurit peut être absent ou modéré. Beaucoup moins fréquente que la gale commune, il s'agit d'une gale extrêmement contagieuse avec des milliers de parasites dans la peau. Parfois la gale hyperkératosique est limitée à un segment de peau.

Gale hyperkératosique

Les gales compliquées

Les lésions de gale peuvent être surinfectées, en particulier par du staphylocoque (une bactérie colonise secondairement la peau atteinte par le parasite de la gale). On parle alors d'impétiginisation des lésions. 

Un eczéma peut également survenir secondairement à la gale, chez les personnes à peau sèche, et/ou par intolérance au traitement.

La gale animale

Il existe aussi des gales chez les animaux, causées par d’autres types de parasites (par exemple chez le chien ou le mouton). Ces parasites peuvent parfois provoquer des démangeaisons chez l’être humain, mais ils ne peuvent pas se transmettre d’une personne à une autre. On parle d’impasse parasitaire : le parasite ne survit pas durablement sur la peau humaine et l’infestation s’arrête d’elle-même.

2. Les causes de la gale

La gale est une parasitose externe de la peau dont l'agent responsable est un acarien : Sarcoptes scabiei hominis, ou sarcopte.*

Le sarcopte, est un parasite humain obligatoire, invisible à l'œil nu, qui ne survit que quelques jours en dehors de l'humain. Seule la femelle est pathogène, et donc responsable des lésions.

La femelle fécondée creuse une galerie (qui correspond au sillon parfois visible à la surface de la peau) dans la couche cornée de l'épiderme, où elle dépose ses oeufs, qui éclosent en 3 à 5 jours. Les larves deviennent adultes en 2 à 3 semaines. Le nombre de parasites, d’ environ 10 dans la gale commune, peut atteindre plusieurs centaines voire milliers dans les gales profuse et hyperkératosique.

La mobilité de l’ acarien à la surface de la peau est bonne, de l'ordre de plusieurs centimètres par heure, pour des températures de 25°C à 30°C. Il perd en revanche sa mobilité pour des températures inférieures à 20°C et meurt alors en 12 à 24 heures. Il est tué très rapidement lorsque la température dépasse les 55°C.

La période d'incubation (temps entre la contamination de la peau par le parasite et les premiers symptômes) est de trois semaines.

3. Quels examens pour la gale ?

Le diagnostic de la gale est clinique et sera fait par le médecin sur l' analyse des différents symptômes et du contexte.

La visualisation du parasite avec le dermatoscope permet d’affirmer le diagnostic. Ces éléments seront suffisants pour établir le diagnostic et proposer le traitement.

Dans de rares cas, un prélèvement parasitologique (grattage de la peau et des lésions) permettra de visualiser au laboratoire le parasite et/ou ses oeufs, mais c' est un examen moyennement sensible (ce qui signifie que lorsqu' il est négatif, cet examen ne permet pas d' éliminer le diagnostic) et très peu de laboratoires actuellement peuvent le pratiquer. Il est donc exceptionnellement prescrit.

Selon le contexte, la gale peut être considérée comme une affection sexuellement transmissible, un bilan à la recherche d' autres maladies sexuellement transmissibles (Syphilis, HIV, etc…) pourra éventuellement être proposé.

4. Les traitements de la gale

Plusieurs points essentiels doivent être respectés pour que le traitement soit efficace :

  • Le traitement doit être instauré après confirmation du diagnostic.
  • Il est indispensable de respecter strictement toutes les consignes qui ont été données par le médecin et le pharmacien, sous peine d’échec thérapeutique et de recontamination de l’entourage. Un traitement incomplet ne permet pas de guérir le patient, et expose son entourage à la contamination.
  • Du fait de la contagiosité de la gale, le patient, son entourage familial et ses partenaires sexuels doivent être traités en même temps. Il faut donc identifier et prendre en charge également les « sujets contacts» .

Les sujets-contacts sont définis selon le degré de proximité avec la personne atteinte de gale, en 3 cercles :

  • 1er cercle :
    Personnes ayant eu un contact direct prolongé avec le patient, (entourage familial, partenaires sexuels, personnes réalisant les soins infirmiers et de toilette aux patients hospitalisés, …)
  • 2ème cercle :
    Personnes vivant ou travaillant dans la même collectivité
  • 3ème cercle :
    Personnes visitant occasionnellement la collectivité, et entourage familial des personnes fréquentant régulièrement la collectivité
  • Aucun des traitements disponibles n'est actif sur les œufs du parasite. Le premier traitement élimine donc les parasites présents sur la peau, mais pas les œufs.
    Le second traitement, réalisé une semaine plus tard, permet de détruire les parasites nouvellement éclos, évitant ainsi la poursuite de l’infestation et les rechutes.

Il faut donc impérativement faire 2 traitements complets à une semaine d' intervalle pour assurer la guérison. 

Un traitement complet comporte donc le traitement de la personne atteinte, de son entourage, et de l' environnement du patient.

Traitement de la gale classique

Il existe 2 possibilités de traitement de la gale classique :

  • Le traitement local par application de crème ou lotion sur le corps,
  • Et le traitement oral (par comprimés à avaler).
info Résultats d’une grande étude française sur le traitement de la gale classique

Une grande étude française récente (Boralevi et al., Chosidow O.), a comparé deux traitements couramment utilisés contre la gale : la perméthrine à 5 % en crème et l’ivermectine par voie orale. Réalisée dans plusieurs hôpitaux français auprès d’enfants et d’adultes, cette étude montre que, dans les cas de gale dite classique, la perméthrine à 5 %, appliquée correctement sur tout le corps à J0 et J10, est plus efficace que l’ivermectine orale en termes de guérison clinique à J28 (à la fois pour les patients et la famille contact).

Le traitement par ivermectine reste toutefois une option importante dans certaines situations particulières, notamment lorsque l’application du traitement local est difficile, impossible ou simplement non souhaitée. Cette étude confirme également l’importance de traiter simultanément toutes les personnes vivant sous le même toit afin d’éviter les réinfestations.

L’association d’un traitement oral et d’un traitement local est réservée à certaines situations spécifiques, notamment la gale hyperkératosique.

Le traitement local

Deux médicaments sont disponibles et pris en charge par l’ assurance maladie :

  • La crème de perméthrine à 5 %
  • Le benzoate de benzyle en lotion

Il existe plusieurs protocoles d’application, qui doivent être respectés scrupuleusement selon la prescription établie.

Pour ces deux traitements, après avoir pris un bain ou une douche et bien séché la peau, le médicament doit être appliqué uniformément, en fine couche, sur l’ensemble de la peau du corps, sans oublier le moindre centimètre carré !

Il faut veiller à ne pas oublier :

  • Les plis cutanés, notamment sous les seins,
  • Les espaces entre les doigts,
  • Les paumes des mains et les plantes des pieds,
  • Les mamelons,
  • Le nombril,
  • Les organes génitaux externes,
  • Sous les ongles,
  • Et le cuir chevelu !

En règle générale, le traitement ne doit pas être appliqué sur le visage ni à l’intérieur de la bouche ou des organes génitaux. Toutefois, le visage peut être traité si nécessaire, uniquement selon la prescription médicale.

Il faut laisser agir le médicament plusieurs heures :

  • Toute une nuit pour la permethrine en crème (de 8 à 12 heures, au moins 8 heures),
  • Toute une journée (24 heures) pour le benzoate de benzyle en lotion,
  • Puis reprendre une douche ou un bain pour laver et éliminer le médicament.

Un deuxième traitement une semaine plus tard dans tous les cas

Le traitement oral

Il s' agit de l’ ivermectine (à la dose moyenne de 200 µg par kg de poids), en comprimés, prise en charge par l’assurance maladie. Elle doit être avalée le matin au cours du repas (meilleure absorption qu’à jeun). Un deuxième traitement doit être pris selon les mêmes modalités (même dose que la première fois et au cours d’un repas), une semaine plus tard, dans tous les cas.

Le traitement de l’ entourage

Le traitement de la personne atteinte de gale doit obligatoirement s’accompagner du traitement des personnes du premier cercle (même si elles ne se grattent pas, car il est possible qu' elles soient atteintes mais en phase d' incubation) et du traitement de l’ environnement. Toutes ces personnes doivent se traiter en même temps.

Le traitement de l' environnement

Il est très important, il s' agit de décontaminer les vêtements, le linge, et le lieu d’habitation.

Quand :

  • Le lendemain de la prise d’Ivermectine
  • Ou le jour même de l’application du traitement topique (il sera de nouveau nécessaire de prendre une serviette de bain propre, des vêtements propres et changer les draps du lit une nouvelle fois après rinçage du traitement topique)

Comment, plusieurs possibilités :

  • Lavage en machine à 60°C du linge lorsque cela est possible.
  • Les vêtements ne pouvant être lavés à 60°C (couvertures, manteaux, bonnets, écharpes, gants, lainages …) seront décontaminés en les enfermant dans des sacs plastiques (type sac poubelle) avec un insecticide acaricide (qui détruit les acariens) pulvérisé dans le sac, et hermétiquement clos pour 4 heures.
  • Sans acaricide, et dans des sacs plastiques bien fermés et vidés de leur air, les vêtements resteront en « quarantaine»  pour 3 jours en cas de gale commune, 8 jours en cas de gale hyperkératosique, ce qui est aussi efficace.
  • Sinon mettre les vêtements fragiles et notamment les doudous dans un sac 48h au congélateur.
  • Passer l'aspirateur énergiquement sur les tapis, la moquette et les coussins.
  • Ne pas oublier de traiter le matelas, le mobilier, la poussette et les sièges de voiture, idéalement avec un acaricide en pulvérisation.
  • Les surfaces froides et inertes ne sont pas contaminantes (plastiques, vaisselle, couverts, stylos, cahiers…).

Cependant, il ne doit pas y avoir d’angoisse excessive liée au traitement de l’environnement, et celui-ci ne doit en aucun cas conduire à jeter ou détruire le mobilier.

info À retenir

Toutes les stratégies de traitement, qu’elles soient locales ou orales, sont efficaces si elles sont correctement réalisées. 

Quel que soit le traitement choisi, il doit toujours être répété une semaine plus tard. 

Il est indispensable de traiter en même temps l’entourage, en particulier toutes les personnes vivant sous le même toit, afin d’éviter une réinfestation. 

L’environnement (vêtements, linge de lit, etc.) doit également être pris en charge.

Le traitement des cas particuliers

La femme enceinte et allaitante :

Femmes enceintes :
Les trois médicaments : perméthrine crème, benzoate de benzyle lotion et ivermectine peuvent être utilisés pendant la grossesse, quel que soit le terme (cf. lecrat.fr). Toutefois, pour le benzoate de benzyle, on privilégiera une seule application au lieu de deux. L’ivermectine est particulièrement recommandée en cas de mauvais état cutané au 2ᵉ et 3ᵉ trimestre, mais elle ne sera utilisée qu’en deuxième intention au 1er trimestre.

Allaitement :
Si un traitement topique est nécessaire, il convient de tirer et jeter le lait pendant toute la période de contact du produit avec la peau, puis de reprendre l’allaitement après rinçage. L’ivermectine est à privilégier en cas de mauvais état cutané, notamment en cas d’atteinte des mamelons.

Les enfants :
L’ivermectine est utilisable à partir de 15 kg. Les comprimés peuvent être écrasés et dilués dans 5 à 10 ml d’eau, puis administrés à l’aide d’une pipette graduée. La prise se fait au cours du repas pour une meilleure absorption. Chez les enfants de moins de 15 kg, l’ivermectine orale peut parfois être proposée dans certaines situations (hors AMM, c’est-à-dire en dehors de l’autorisation officielle de mise sur le marché). La dose est toujours calculée en fonction du poids.
La perméthrine crème est utilisable à partir de 2 mois, avec une quantité adaptée précisément à l’âge de l’enfant.
Le benzoate de benzyle lotion est utilisable à partir de 1 mois, avec un temps de contact fortement réduit chez les enfants de moins de 2 ans. À partir de 2 ans, le protocole est identique à celui de l’adulte.

Éviction scolaire 

Dans les collectivités d' enfants, l' éviction est de trois jours après la mise en route du traitement pour une gale commune

Traitement de la gale infectée

Il faut d' abord commencer par un traitement antibiotique, puis débuter le traitement de la gale un à deux jours plus tard.

Traitement de la gale eczématisée

Le traitement par ivermectine est privilégié, et par crèmes hydratantes émollientes (hydratantes).

Traitement de la gale sévère hyperkératosique ou profuse

Le traitement oral est associé au traitement local. Le patient est le plus souvent hospitalisé et isolé et un traitement spécifique local de l' hyperkératose doit être réalisé. Le premier, le deuxième, le troisième cercles doivent être traités de même que l' environnement, la pulvérisation d' un acaricide est nécessaire et la désinfection du linge doit être faite pour le linge utilisé depuis moins de 10 jours.

5. Conseils en cas de gale

Des solutions lorsque ça gratte !

Le prurit, les démangeaisons peuvent persister jusqu' à 4 semaines après un traitement correctement effectué, et efficace, la persistance de ce prurit ne doit pas conduire à des traitements répétés, inutiles, et potentiellement toxiques ou irritants.

Des crèmes hydratantes émollientes et anti-inflammatoires dermo-corticoïdes sont prescrites en relais pour contrôler les démangeaisons persistantes, et traiter les nodules scabieux, d’origine immuno-allergique.

info L’essentiel à retenir en 5 points

La gale est :

- Une affection cutanée contagieuse fréquente, due à un parasite microscopique, le sarcopte, qui colonise les couches superficielles de la peau. Elle se transmet principalement par contact direct et prolongé entre humains.

- Une maladie non liée à un manque d’hygiène : elle peut toucher toute personne, quel que soit son âge, son niveau de propreté ou son milieu socio-économique.

- Une affection qui se manifeste surtout par des démangeaisons intenses et chroniques, souvent plus marquées la nuit, associées à des lésions cutanées caractéristiques.

- Une maladie dont le diagnostic doit être posé par un médecin, sur l’analyse des lésions cutanées et du contexte clinique, afin de prescrire le traitement le plus adapté.

Une maladie nécessitant une prise en charge rigoureuse et globale :

- Traitement de la personne atteinte et de l’entourage proche, même s’ils ne présentent pas de symptômes.

- Décontamination indispensable du linge, des vêtements et de l’environnement pour éviter toute recontamination.

- Répétition impérative du traitement une seconde fois, une semaine plus tard !

- Un traitement incomplet ou mal réalisé expose à des récidives et à la dissémination de la maladie.

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Référence

  1. Franck Boralevi, Guillaume Simon, Charlotte Bernigaud, Jennifer Brun, Elisa Goujon, Jean-Luc Perrot, Alice Phan, Anne-Laure Hérissé, Annabel Maruani, Clélia Vanhaecke, Emmanuelle Couty, Claire Abasq-Thomas, Marine Fournet, Stéphanie Mallet, Emilie Brenaut, Thomas Hubiche, Xavier Balguerie, Frédéric Caux, Nathalie Beneton, Anne-Sophie Dutkiewicz, Henri Adamski, Hélène Aubert, Emmanuelle Bourrat, Caroline Couzan, Alexia Eyraud, Raphaël Janela-Lapert, Aurélie Marti, Juliette Miquel, Muriel Richard, Sébastien Barbarot, Bertille Bonniaud, Cécile Chabbert, Frédérique Delion, Monica Dinulescu, Tu-Anh Duong, Maxime Etienne, Gaëlle Hirsch, Camille Isnard, Flavien Huet, Emmanuelle Le Bidre, Sophie Leducq, Adeline Legrand, Sandrine Monestier, Fanny Morice-Picard, Julien Seneschal, Aurore Capelli, Caroline Lacoste, Christine Labrèze, Giulio Miraglia, Giao Do-Pham, Bruno Giraudeau, Olivier Chosidow, Oral ivermectin versus 5% permethrin cream to treat children and adults with classic scabies: multicentre, assessor blinded, cluster randomised clinical trial, 2026, https://doi.org/10.1136/bmj-2025-086277