info Résumé

Depuis l’introduction de la vaccination contre les papillomavirus humains en 2007, plusieurs centaines de millions de doses ont été administrées dans le monde. Les données de surveillance confirment un bon profil de sécurité de ces vaccins.

La famille des HPV comprend plus de 200 virus différents. Certains peuvent provoquer des lésions bénignes, comme les condylomes ou verrues génitales. D’autres, dits oncogènes, peuvent entraîner des lésions précancéreuses qui, dans certains cas, peuvent évoluer vers un cancer.

Les HPV sont principalement connus pour leur rôle dans le cancer du col de l’utérus, mais ils peuvent aussi être impliqués dans d’autres cancers : cancers de l’anus, de la vulve, du vagin, du pénis et certains cancers de la gorge.

De quoi parle-t-on ?

Les vaccins

Plusieurs vaccins contre les HPV ont été développés et certains ont été utilisés en France. Ils protègent tous contre les HPV 16 et 18, qui sont les principaux responsables du cancer du col de l’utérus. Certains protègent également contre les HPV 6 et 11, responsables de la majorité des condylomes, aussi appelés verrues génitales.

En France, en 2026, toute nouvelle vaccination contre les HPV doit être commencée avec le vaccin Gardasil 9®. Ce vaccin protège contre 9 types de papillomavirus humains, dont les HPV 16 et 18, impliqués dans une grande partie des cancers liés aux HPV, ainsi que les HPV 6 et 11, responsables de la majorité des condylomes.

Recommandations en France

En 2026, la vaccination contre les HPV est recommandée pour toutes les filles et tous les garçons âgés de 11 à 14 ans. Le schéma vaccinal comporte alors 2 doses, espacées d’au moins 5 mois.

Un rattrapage vaccinal est recommandé pour les jeunes femmes et les jeunes hommes non vaccinés à l’adolescence, jusqu’à 26 ans révolus. Dans ce cas, le schéma comporte 3 doses.

Tolérance

La tolérance des vaccins anti-HPV est bonne. 

Les effets indésirables les plus fréquents sont des réactions au site d’injection, en particulier une douleur locale, une rougeur ou un gonflement. 

Des symptômes généraux transitoires peuvent également survenir, comme des maux de tête, de la fièvre, une fatigue ou des douleurs musculaires.

Comme pour toute vaccination, un malaise vagal peut survenir, surtout chez les adolescents. C’est pourquoi il est recommandé de réaliser la vaccination en position assise ou allongée, puis de rester sous surveillance quelques minutes après l’injection.

Les vaccins anti-HPV font l’objet d’une surveillance régulière par les autorités sanitaires françaises et internationales. Les données disponibles actuellement confirment un rapport bénéfice-risque favorable.

info Vaccination anti-HPV et maladies auto-immunes

Les vaccins contre les HPV font l’objet d’une surveillance attentive, comme tous les vaccins. Les maladies auto-immunes et neurologiques ont été particulièrement étudiées.

Une grande étude française menée par l’Assurance Maladie et l’ANSM, portant sur plus de 2 millions de jeunes filles suivies entre 2008 et 2013, n’a pas montré d’augmentation globale du risque de maladies auto-immunes après vaccination contre les HPV. 

Concernant le syndrome de Guillain-Barré, certaines données françaises anciennes avaient évoqué un risque très rare, estimé à environ 1 à 2 cas pour 100 000 jeunes filles vaccinées, sans remettre en cause le rapport bénéfice-risque favorable de la vaccination. 

Depuis, les données internationales de surveillance restent rassurantes. Les autorités sanitaires considèrent que les vaccins anti-HPV ont un bon profil de sécurité, avec un rapport bénéfice-risque favorable.

Dans les pays où la couverture vaccinale contre les HPV est élevée, plusieurs études en population générale ont montré une forte diminution des infections par les HPV ciblés par les vaccins, des verrues génitales et des lésions précancéreuses du col de l’utérus. Ces résultats sont particulièrement visibles lorsque la vaccination est réalisée avant le début de la vie sexuelle et lorsque la couverture vaccinale est suffisante dans la population.

Malgré l’efficacité démontrée et le bon profil de tolérance de la vaccination anti-HPV, cette vaccination reste parfois freinée par des idées reçues ou des inquiétudes infondées. Ces réticences limitent encore l’obtention d’une couverture vaccinale suffisante pour avoir un impact maximal en santé publique.

En France, la couverture vaccinale a nettement progressé ces dernières années, notamment depuis la recommandation de vaccination des garçons et la mise en place de campagnes de vaccination au collège. Elle reste cependant encore insuffisante par rapport à l’objectif national de 80 % de couverture vaccinale à l’horizon 2030. En 2025, 61,6 % des filles de 15 ans avaient reçu au moins une dose de vaccin contre les HPV, contre 46,0 % des garçons de 15 ans. 

info Les points importants

Les vaccins anti-HPV sont efficaces et bien tolérés.

La vaccination est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec un schéma à 2 doses.

Un rattrapage est recommandé jusqu’à 26 ans révolus chez les jeunes femmes et les jeunes hommes non vaccinés à l’adolescence, avec un schéma à 3 doses.

Les réactions au site d’injection sont fréquentes, surtout la douleur locale, mais elles sont généralement bénignes et transitoires.

La couverture vaccinale progresse en France, notamment grâce à la vaccination au collège, mais elle reste encore insuffisante pour atteindre l’objectif national de 80 % de couverture d’ici 2030.