
Les pellicules touchent une personne sur deux en France. Elles sont bénignes mais elles donnent un aspect inesthétique et négligé particulièrement « gênant » dans la relation aux autres, surtout dans une société où l'apparence tient une place non négligeable.
Les pellicules apparaissent à l'adolescence au moment de la puberté lorsque débute la sécrétion de sébum (film lipidique protecteur produit par les glandes sébacées) responsable des « cheveux gras ». Cette affection chronique récidivante touche un adulte sur deux. Les hommes semblent plus fréquemment atteints que les femmes, sans doute sous l'effet des hormones mâles appelées androgènes. Les enfants en sont donc exemptés. Si toutefois on observe des pellicules à cet âge, cela peut être le signe d'une maladie sous-jacente comme un psoriasis ou une teigne nécessitant une consultation dans les plus brefs délais.
Les pellicules légères et discrètes : ce sont de petites squames blanchâtres correspondant à des amas de cellules mortes très volatiles qui tombent du cuir chevelu et viennent parsemer les vêtements.
La dermite séborrhéique : il s'agit de pellicules associées à une forte inflammation du cuir chevelu induisant des rougeurs et des démangeaisons. Cette forme peut éventuellement évoluer vers ce que l'on appelle une « fausse teigne amiantacée », squames épaisses et dures qui peuvent étouffer le cuir chevelu jusqu'à entrainer une chute de cheveux toutefois réversible.
Bien que la cause exacte de l'apparition des pellicules reste encore sujet à débats, son processus est quant à lui bien admis : il s'agit d'une accélération du renouvellement des cellules de l'épiderme du cuir chevelu associée à une desquamation anormale.
Un cuir chevelu en bonne santé produit des cellules mortes tous les jours (jusqu'à 4 kg par an) sans qu'on s'en aperçoive. Ce renouvellement cellulaire s'établit selon un cycle régulier d'environ 28 jours. Durant ce processus, les cellules de l'épiderme ont le temps de finaliser correctement leur maturation, de se désolidariser progressivement les unes des autres et une fois arrivées à la surface, de se détacher une à une de façon invisible.
Dans le cas de pellicules, le renouvellement des cellules s'accélère sous l'action d'une inflammation du cuir chevelu. On pense aujourd'hui qu'un champignon appelé Malassezia est la cause de cette inflammation.
Présent naturellement sur le cuir chevelu, il peut proliférer anormalement dans certaines circonstances et provoquer une accélération du renouvellement cellulaire, qui ne s'effectue plus alors en 28 jours mais en 5 à 14 jours. Les cellules n'ont alors plus suffisamment de temps pour se détacher les unes des autres et arrivent à la surface du cuir chevelu non plus de façon individualisée mais par paquet. Les amas de cellules mortes deviennent visibles, ce sont les pellicules.
Bien que le rôle exact du Malassezia dans le développement des pellicules ne soit pas totalement élucidé, plusieurs arguments sont en faveur d'une association étroite entre les deux :
Les pellicules touchent une personne sur deux en France. Elles sont bénignes mais elles donnent un aspect inesthétique et négligé particulièrement « gênant » dans la relation aux autres, surtout dans une société où l'apparence tient une place non négligeable.
Article paru le 21-06-2010 · 10813 vue(s).
Comité de rédaction de la SFD
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